Guido Vrola - Fotolia

Virtualisation : choisir entre poste persistant et non persistant

Les administrateurs VDI ont encore des difficultés à choisir entre postes persistants et non persistants. Les premiers offrent plus de souplesse aux utilisateurs finaux. Mais ils consomment aussi plus de ressources.

Le débat entre postes virtuels persistants et non persistants dure depuis aussi longtemps que certains annoncent « l’année du VDI ». Avec une approche poste persistant, chaque utilisateur se voit attribuer un poste spécifique, qu’il retrouve à chaque ouverture de session. Il peut être personnalisé comme peut l’être un poste physique. Les postes non persistants ne sont pas assignés à des utilisateurs précis. Impossible donc de procéder à des personnalisations perdurant au-delà de la fermeture de la session.

C’est là toute la difficulté du choix : les administrateurs apprécient le contrôle, la flexibilité et la reproductibilité offerts par les postes non persistants. Mais les utilisateurs préfèrent la flexibilité d’un poste persistant personnalisable.

Défauts et avantages d’un poste persistant

L’implémentation de postes persistants est relativement simple, car les administrateurs n’ont pas à modifier significativement leurs processus existants d’administration des postes de travail. Et c’est confortable pour les utilisateurs car rien de change dans leur expérience de leur poste de travail. En outre, ils peuvent se l’approprier, ce qui ne fait qu’aider à l’adhésion au projet.

Mais les postes persistants consomment d’importantes ressources de stockage : il faut prendre en compte toutes les images des machines virtuelles correspondantes, avec ce qu’elles comportent de personnalisation. Et le nombre d’images utilisées complique au passage l’administration du stockage.

Les pour et les contre du poste non persistant

Ce qu’une vaste majorité d’utilisateurs n’imagine pas, c’est que le service informatique introduit déjà une part de non persistance dans les postes physiques. Les scripts d’ouverture et de fermeture de session, par exemple, permettent de configurer rapidement la machine avec des réglages communs pour les imprimantes ou les partages réseau. Les profils itinérants permettent de centraliser le stockage des espaces personnels, des favoris Internet, des personnalisations de l’environnement graphique.

Et cette touche de non persistance simplifie le travail d’administration en réduisant le nombre d’images de base à maintenir. Les besoins de stockage sont également moindres.

Bien sûr, les utilisateurs doivent renoncer à toute personnalisation avec les postes non persistants traditionnels. Ce qui peut conduire à une baisse de satisfaction. Mais il est difficile de créer un poste pleinement non persistant, parce qu’il existe des sources de persistance inhérents, comme les profils locaux.

Faut-il que ce soit l’un ou l’autre ?

Le débat n’a en fait pas à être binaire. Choisir entre les deux approches peut se faire en fonction des besoins des utilisateurs, de la même manière que les responsables de parcs configurent des postes physiques différemment selon les populations.

Des postes virtuels non persistants peuvent être parfaitement adaptés à des utilisateurs pour lesquels la personnalisation n’a aucune importance et n’apporte rien à la productivité. Mais les équipes marketing ou celles des services financiers peuvent gagner à disposer de postes persistants pour pouvoir personnaliser leurs applications suivant leurs usages.

Tout le monde apprécie une touche de personnalisation

Reste que même les utilisateurs qui pourraient se contenter de postes non persistants peuvent vouloir un minimum de personnalisation. Ce n’est pas gratuit, mais il est possible d’apporter cela aux utilisateurs de postes non persistants.

Une option consiste ainsi à s’appuyer sur les technologies de layering applicatif, comme VMware App Volumes, Unidesk, racheté par Citrix, ou Workspot et FlexApp. Et c’est sans compter avec les outils de gestion de profils tels que ProfileUnity de Liquidware Labs, VMware User Environment Manager, ou Citrix Profil Management. Des outils de virtualisation d’application comme Microsoft App-V, VMware ThinApp ou Citrix XenApp peuvent également aider.

En utilisant ces technologies, les administrateurs de parcs peuvent émuler des postes persistants tout en réduisant la charge administrative et en laissant les utilisateurs s’approprier leur environnement de travail. 

Approfondir

Participer à la conversation

1 commentaire

M'envoyer une notification dès qu'un autre membre commente.

Merci de créer un identifiant pour pouvoir poster votre commentaire.

Certes les utilisateurs préfèreront des postes persistants. Mais les postes non persistants permettent d'une part de faire des économies de stockage et donc financières, et en plus de simplifier la gestion du parc de poste de travail. Ce gain de temps permet à la DSI de réaffecter ses ressources sur d'autres projets plus importants sur le SI. Donc au final la satisfaction des utilisateurs peut être améliorée avec des machines non persistantes. De plus aujourd'hui il est existe des solutions qui peuvent contenter tout le monde : Une machine non persistante à laquelle on connecte un disque persistant pour stocker les données qui doivent l'être (paramètres, licences logiciels, etc).
Annuler

- ANNONCES GOOGLE

Close