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HCL prévoit de profiter de la crise pour faire ses emplettes

Valéry Marchive

En octobre 2009, Som Mittal, président du Nasscom, la chambre syndicale des SSII indiennes, nous disait, à l’occasion d’un passage à Paris, que «celui qui rate les opportunités d’une crise est un perdant».

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Message reçu, semble-t-il, chez HCL.

La SSII entend en effet profiter des difficultés que traverse actuellement la zone euro pour procéder à des opérations de croissance externe dans les pays nordiques, en Allemagne et en France. Et cela, tant via «des partenariats agressifs sur les marchés domestiques, qu’avec des acquisitions agressives ». Pour Vineet Nayar, le Pdg de HCL, les cibles potentielles devraient d’ailleurs être «plus ouvertes» à un rachat en raison du contexte économique actuel. Et c’est peut-être ce contexte propice à de nouvelles opportunités qui a fait évoluer la pensée de Vineet Nayar : début novembre 2010, lors d’un entretien à Noida, près de New Delhi, le Pdg de HCL nous indiquait que «l’une des raisons pour lesquelles je ne suis pas intéressé par des rachats, c’est qu’ils sont motivés par de mauvaises raisons. Je peux me tromper mais je crois fermement qu’acheter une entreprise française pour ensuite dire à mes clients que je suis français, c’est les tromper, leur mentir ». Mais il faut souligner qu’entre temps, Vineet Nayar a beaucoup travaillé à soigner l’image de son entreprise, en France, au travers de la promotion de son ouvrage «les employés d’abord, les clients ensuite», portant sur son approche du management.

À l’automne 2008, HCL avait déjà soufflé Axon, au Royaume-Uni, à son concurrent Infosys. L’occasion pour HCL de développer son offre autour des solutions SAP, ainsi que sa présence en Europe. Mais cette fois-ci, l’objectif d’un rachat semble être essentiellement géographique : pas question pour Vineet Nayar de racheter une entreprise britannique sans forte présence sur le continent.  

HCL n’est pas seul à chercher à procéder à des acquisitions en Europe. Fin avril, lors de la présentation de ses résultats annuels, Tata Consultancy Services (TCS) avait indiqué chercher à procéder à des acquisitions au Japon et en Allemagne. Début septembre, nos confrères de l’Economic Times of India ont fait état d’une offre de TCS pour le rachat de 80 % de la filiale de services informatiques de Lufthansa, Lufthansa IT Systems, pour un montant de 500 M$.


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