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Open Source : le consortium OW2 se dote d'un miroir chinois

Reynald Fléchaux

Le consortium OW2, fruit de la réunion en 2007 du Français ObjectWeb et du Chinois Orientware, retrouve l'équilibre qui découle de ses origines métissées. A l'occasion de l'Open World Forum, qui se tient en ce moment à la Maison de la Chimie à Paris (voir

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notre article relatant la première journée du Forum), l'organisation annonce l'ouverture de sa plate-forme chinoise. "On n'avait jusqu'alors pas d'infrastructures pour travailler ensemble", reconnaît Cédric Thomas, le Pdg d'OW2. L'ouverture du site en .cn (voir capture ci-dessous) devrait, selon lui, diminuer les temps de réponse et permettre l'accès des universités chinoises - plusieurs d'entre elles sont membres d'OW2 - à la communauté.

Né d'un projet de l'Inria en France - et de la réunion avec Orientware, poussée par le ministère des Sciences et Technologies chinois -, OW2 ne "dépend que de l'argent de ses membres", souligne Cédric Thomas. Le consortium regroupe aujourd'hui le même nombre de membres qu'en comptait ObjectWeb, auxquels s'ajoutent 1 000 membres individuels. Mais pour un tarif d'adhésion bien sûr supérieur, puisque OW2 ne dépend plus que de ces seules ressources. Récemment Alcatel-Lucent a rejoint la communauté. L'éditeur Ingres également.

Pas de licence imposée

La communauté, qui héberge aujourd'hui une centaine de projets (le serveur d'application Jonas, les outils de BI Spago, l'ETL de Talend, le portail eXo Platform, l'outil de collaboration XWiki, etc.), fournit à ses membres "une infrastructure technique, un système de gouvernance, une identité et une machine de communication", selon Cédric Thomas. OW2 a la particularité de ne pas imposer de licence - "on aime bien la LGPL", précise Cédric Thomas - et d'accepter le dual licensing (mélangeant version communautaire gratuite et version commerciale).

Selon Cédric Thomas, la communauté, qui vient de procéder à une revue des projets qu'elle héberge, compte 50 logiciels qualifiés de "matures" sur un total de 140. L'ouverture du site chinois devrait amener de nouveaux projets au sein d'OW2, et déplacer son centre de gravité pour l'instant très hexagonal. Croisé dans
les allées d'Open World Forum, le professeur Huaimin Wang, de l'école NUDT (National University of Defence Technology) et animateur du chapitre chinois de OW2, explique que l'implication de l'état chinois dans le développement de l'Open Source s'explique par "la volonté d'indépendance technologique du pays et par son souhait d'accélérer l'innovation via le logiciel libre".


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