Les clients des SSII indiennes commencent à mettre la pression  

Le 10 janvier 2012 (16:23) - par Valery Marchive

Imprimer Envoyer par e-mail

Rubriques : Externalisation - Développement, maintenance et recette - Offshore - SSII - Inde Tags : offshore - inde - crise

Une fois de plus, la crise ne semble pas partie pour épargner les SSII indiennes. Et les premiers signes sont déjà là : réduction de la part variable des salaires, pression des clients sur les tarifs... Bis repetita par rapport à 2008 ?

Le temps où, mi-novembre encore, l’industrie indienne des services informatiques affichait un optimisme rassurant semble bien révolu. Une inflexion remarquable dans le discours était déjà apparue début décembre. Mais là, plus question de cacher le doute. 

Certes, pour l’heure, il n’y aurait pas de pression marquée sur les tarifs ou de quête de renogéciation. Pinku Pappan, analyste chez Nomura Securities, explique ainsi à nos confrères de DNA que «durant la crise de 2008, les prix ont reculé de 5 à 10 % chez les fournisseurs Tier-I. Mais nous ne prévoyons pas que cela se produise cette fois-ci ». Mais la situation n’est pas brillante pour autant. Les SSII indiennes se préparent en effet à un ralentissement de la signature de contrats d’externalisation, guidées notamment par Gartner qui prévoit une petite croissance de 3,7 % des dépenses informatiques mondiales en 2012. L’effet de l’incertitude que la situation européenne fait peser sur l’économie mondiale. En prévision des difficultés attendues, les grandes SSII indiennes ont commencé à couper dans la part variable de certaines rémunérations, indique l’Economic Times of India. Il convient toutefois de rappeler que la reprise passagère de 2010/2011 avait amené son lot d’augmentations importantes. 

Des enchères inversées

Mais le plus préoccupant est peut-être cette tendance émergente de clients commençant à demander à leurs prestataires de participer à des enchères inversées pour décrocher des contrats de prestations à faible valeur ajoutée, sur du développement logiciel principalement. Un processus qui tend à réduire en moyenne de 10 à 15 % le coût journalier des ressources humaines mises à disposition, voire même jusqu’à 40 % dans certains cas. 

«Heureusement », souligne un directeur commercial de SSII indienne dans les colonnes de nos confrères, «ce n’est pas encore une tendance lourde ». Un phénomène marginal, en somme, mais qui présente le double bénéfice, pour le client final, de la réduction des délais de choix en plus des coûts. Pour certains prestataires de second rang, ce peut être l’opportunité de mettre un pied chez des clients qui, sinon, seraient restés captifs des grandes SSII.

livres blancs avec LesSourcesIT.fr

Sécuriser les terminaux mobiles des utilisateurs dans l’entreprise

Les appareils mobiles, tels que les smartphones et les tablettes tactiles, permettent à un nombre croissant d’employ…


L’efficacité opérationnelle et la réduction des coûts grâce à une approche intégrée de la veille sécuritaire

La mise en place d’un programme de veille sécuritaire efficace au sein d’une organisation n’est pas à prendre à…

vues 1372 lectures commentaire 3 commentaire(s) recommandation notez cet article
5

Réagissez à cet article

Votre Pseudo

Commentaire

Pertinence du commentaire : 2
Par TZ
 Le 11/01/2012 à 10:59
Quel bel exemple que ces "enchères inversées". On se croirait revenus au temps de l'esclavage...
Noter ce commentaire
Pertinence du commentaire : 5
Par pga
 Le 11/01/2012 à 12:28
Qui peut dire que le développement est une activité à faible valeur ajoutée. Les indiens en effet y apportent une valeur faible, mais quelle valeur a-t-il fallu ajouter en excès en amont et en aval? sur-spécifications (tellement précises que c'est du code), sur-contrôles, les n allez-retour pour être sur que le besoin a été compris .... a part le cout unitaire de la FTE il n'y a pas d'économies à trouver, un homme qui a compris le besoin vaut 3 ou 4 développeurs qui n'ont rien compris. Je n'ai trouvé que peu de développeurs valables en Inde malgré des efforts énorme de l'équipe locale qui se transforme en formateur même technique parfois ce qui est un comble.
Noter ce commentaire
Pertinence du commentaire : 0
Par KCT
 Le 11/01/2012 à 16:54
Le développement une activité à faible valeur ajoutée ! Nos managers français n'ont vraiment rien compris à l'informatique.
Un bon développeur est peut être 2 fois plus cher mais il est 5 à 10 fois plus performant.
Il y a surement d'excellent développeurs Indiens mais ils doivent les garder pour eux. Ceux de notre contrat de service sont des codeurs de bas niveau qui sont d'une inefficacité incroyable, nous mettent en retard sur tous nos projets et nous génèrent un travail supplémentaire énorme pour compenser...
Noter ce commentaire
publicité
publicité
Les dossiers du MagIT

Les économies de stockage à travers une architecture unifiée


Beaucoup d’organisations ont fait le choix du stockage « unifié » à travers les systèmes Multiprotocol storage systems (MPS). Avec la croissance exponentielle du nombre de d…

Virtualisation : bénéfices, défis et solutions


Alors qu’il existe différentes voies en matière de virtualisation ce document se concentre sur 3 approches : serveurs, postes de travail et appliances. L’un des motifs de cet…
livres blancs avec LesSourcesIT.fr
Recevez les newsletters du MagIT
L'essentiel IT : L'actu IT au quotidien
événements

TechDays 2012 : développeurs et projets en avant

1 2 3 4 5   
Click Here