Lectra mixe iSCSI et Fibre Channel en environnement virtualisé
Lectra a récemment réorganisé son infrastructure de stockage en mettant en place deux baies jumelles Clariion CX4 en réplication synchrone sur son campus bordelais. Cette infrastructure, qui mixe iSCSI et Fibre Channel est au centre de l'IT du groupe.
Spécialiste des logiciels de design, de découpe et de prototypage pour la mode et l'industrie, l'éditeur bordelais est un familier des architectures de stockage en réseau. Son centre informatique de Bordeaux Cestas, qui concentre l'informatique du groupe au niveau mondial, a ainsi déployé son premier SAN Fibre Channel, basé sur une baie HP, au début des années 2000.
2005 : le périmètre du SAN s'élargit
Depuis, l'usage des réseaux de stockage n'a cessé de se développer. En 2005, Lectra a ainsi décidé d'élargir le périmètre de son SAN au stockage de l'ensemble de ses applications les plus critiques – ERP (Oracle), CRM (Siebel), messagerie (Exchange), applications de R&D – ainsi qu'à celui des données bureautiques (l'accès en mode NAS se faisant au travers des services de partage de fichiers de Windows Server). Comme l'explique Jean-Christophe Glot, le DSI de Lectra, le stockage est au coeur du SI, comme le réseau, et il n'était plus question de maintenir des silos isolés.

A l'époque, Lectra lance un appel d'offre mettant l'accent sur sa volonté de mettre en place une solution de réplication des données du site principal sur le site de secours situé à 300 mètres. La société retient finalement la solution proposée par EMC et son intégrateur APX, comprenant notamment l'installation de deux baies Clariion CX-500 et de la solution de réplication Mirrorview. Cette technologie permet à la sociéte de répliquer de façon croisée les données situées sur chacune des baies dans un mode actif/actif (la société a réparti ses équipements dans ses deux salles).
2009 : allier iSCSI et Fibre Channel
Fin 2008, dans un contexte de virtualisation croissant de ses applications, Lectra renouvelle sa confiance à EMC après un appel d'offre auquel ont aussi participé NetApp et HP. L'un des atouts qui séduit la société est notamment la possibilité de mettre en place une connectivité iSCSI en parallèle de la connectivité Fibre Channel, retenue en 2005.
Comme l'explique Jean-Christophe Glot, si l'utilisation de Fibre Channel se justifie pour les applications critiques de la société, iSCSI permet quant à lui de démocratiser la connexion SAN pour les autres applications. Dans un contexte de production largement virtualisée (pour l'essentiel sur serveurs x86 sous VMware ESX Server 3.5), iSCSI est aujourd'hui utilisé par environ la moitié des 250 serveurs de la société - ceux pour lesquels le coût de Fibre Channel ne se justifiait pas - pour accéder aux deux baies SAN EMC Clariion CX4.
Jean-Christophe GLot souligne aussi le bond en terme de performances apporté par les CX4 par rapport au CX500 antérieurs. Selon lui, Lectra a observé des gains moyens de l'ordre de 30 %. Seul bémol, ce n'est pas la baie qui limite les débits sur le SAN mais le File System de VMware (VMFS) qui, avec ESX Server 3.5, constitue un point de contention. La solution pour l'instant, en attendant la migration vers vSphere : limiter le nombre de VM par volume VMFS.
Migration vers vSphere en ligne de mire
Interrogé sur l'usage du Thin Provisionning, Jean-Christophe Glot indique qu'il n'a pas été utilisé pour l'instant. En revanche, la société fait usage de l'intégration étroite entre les fonctions de réplication des baies Clariion et la solution de plan de reprise de VMware, Site Recovery Manager, qui lui a permis d'automatiser son plan de reprise. Lectra entend aussi tirer un usage maximal de l'intégration de PowerPath, la solution de multipathing réseau d'EMC, avec vSphere, lors de sa migration vers la nouvelle plate-forme de VMware. Une migration qui devrait s'achever au premier semestre 2010. Plus généralement, Jean-Christophe Glot se dit satisfait de l'intégration entre les solutions VMware et EMC - qui font partie du même groupe - et de la qualité du support apporté par la firme d'Hopkington sur les questions du stockage en environnement virtualisé.
Notons pour terminer que le renouvellement de l'infrastructure de stockage a aussi été l'occasion de doper sensiblement la capacité des baies en disques SATA pour la porter à 30 To (sur un total de 50 To). Cette capacité est notamment réservée à des fins d'archivage, la capacité en Fibre Channel étant utilisée pour les applications et les serveurs virtualisés sous VMware. L'objectif de la société est de sauvegarder 80 % de ses données sur disques (contre 20 % avant l'arrivée des CX4) afin de réduire les fenêtres de sauvegarde. Une obligation pour une entreprise dont la production informatique tourne 24 heures sur 24 et dont les utilisateurs sont répartis sur près de 40 sites dans le monde.
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Par DS45


