Cloud : Red Hat revendique une pile complète

Red Hat a profité de sa conférence annuelle, qui se déroule actuellement à Boston, pour souligner l’étendue de son offre et pour la renforcer, afin de mieux se positionner comme fournisseur d’une pile Cloud complète, tant sur un plan technologique que sur celui des cas d’usage . Une façon de se positionner comme concurrent frontal d’un Microsoft.

Qui est capable de fournir une pile logicielle permettant de déployer un environnement applicatif cohérent du déploiement on-premise au cloud public en passant par le cloud hybride ? Deux éditeurs, affirme Paul Cormier, vice-président exécutif de Red Hat en charge de l’ingénierie : Microsoft et Red Hat, cela va de soi. C’est ce message que l’éditeur martèle inlassable à l’occasion de sa conférence annuelle et dont il entend faire la démonstration au travers de ses dernières annonces.

Et cela commence avec OpenShift, le PaaS de Red Hat. Enrichi fin 2011 par des outils de gestion du cycle des applications et d’une usine logicielle, OpenShift fait un premier pas vers le cloud hybride. Red Hat propose ainsi ITOps, un package OpenShift à déployer en local et ciblé sur la production IT, embarquant des outils de génération de machines virtuelles KVM et de conteneurs de stockage ainsi que de modèles pour environnements Cloud. Plus tard cette année, Red Hat prévoit de faire suivre la même voie aux outils de développement d’OpenShift avec le package DevOps.

Surtout, Red Hat a profité de sa conférence annuelle pour annoncer un package logiciel complet d’IaaS hybride qui doit permettre de produire des traitements en interne et de les renforcer si nécessaire de capacités externes issues «de fournisseurs [cloud] leaders ».

Et pour compléter la pile, Red Hat a annoncé Red Hat Storage 2.0, son offre de stockage basée sur Gluster, acquis à l’automne dernier, pour la construction de ressources de stockage locales, Cloud, et hybriques, le tout de manière transparente avec un unique espace de stockage. «Les utilisateurs ne peuvent pas savoir sur quel noeud se trouve la ressource qu’ils utilisent », explique Brian Stevens, CTO de Red Hat. Et de souligner l’adaptation de Gluster à des applications Big Data, avec notamment la capacité de distribuer les requêtes Hadoop directement sur les noeuds Gluster afin de les traiter localement. Enfin, Brian Stevens souligne que Gluster supporte aussi bien le stockage en mode fichiers qu’en mode objets, de manière transparente. Red Hat Storage 2.0 s’accompagne d’une console d’administration - à l’état de pré-version - basée sur le projet oVirt. 

Mais l’offensive de Red Hat n’est pas que technologique : elle est aussi commerciale. L’éditeur a ainsi annoncé le package Red Hat Cloud for Virtualization avec l’ambition «d’aider les entreprises à passer au Cloud au prix de la virtualisation», en rassemblant RHEV et CloudForms le tout pour 500 $ par hôte, en local ou dans le Cloud. Moins cher qu’une licence vSphere, selon Red Hat. 

Enfin, Red Hat a profité de sa conférence annuelle pour annoncer le lancement JBoss EAP 6 et JBoss Data Grid 6. Basé sur le projet Infinispan, celui-ci s’attaque aux bases de données non relationnelles et à leur exploitation en mémoire - pour applications Java, non Java mais également avec le support des requêtes REST, memcached et Apache Hot Rod. De son côté, JBoss EAP 6 vise les environnements Cloud : il est disponible sur OpenShift mais aussi pour les déploiements locaux et se veut optimisé pour les environnements virtualisés et multi-coeurs. 

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