Paas : Red Hat transforme progressivement OpenShift en une usine logicielle Java

Red Hat a enrichi son Paas OpenShift de l'intégration de Maven, Jenkins ainsi que de l'IDE de JBoss. Musclant un peu plus son offre d'outils d'automatisation de développement et de fabrication logicielle Java. L'éditeur entend positionner son approche très intégrée et ouverte pour aller tailler des croupières à Heroku ou CloudForce.

Afin de compléter son Paas OpenShift, et le préparer à sa commercialisation courant 2012,  Red Hat a décidé d'y ajouter des outils de gestion de cycles de vie du développement ainsi que d'usine logicielle. A la clé, les intégrations à la plate-forme de l'outil d'intégration continue Jenkins et de l'outil de fabrication logicielle Maven, ainsi que celle de JBoss Tools IDE, l'atelier de développement du groupe.  Red Hat confirme que le support de JBoss Developer Studio sera ajouté dans un futur proche.

L'idée est ainsi de déporter davantage de fonctions de développement automatisées  dans le Cloud. En gros, les développeurs peuvent ainsi coder leurs applications dans l'IDE JBoss, et utiliser OpenShift, pour la construction, le déploiement et la mise à l'échelle de l'applications.

OpenShift constitue la vision du Paas de n°1 de l'Open Source, une stratégie accélérée notamment avec le rachat de Makara en décembre 2010. A ce titre, le groupe vante surtout l'approche ouverte et standardisée de la plate-forme, comme nous l'indiquait Craig Muzilla, vice-président de la division Middleware (JBoss) chez Red Hat, lors d'un entretien avec le rédaction réalisé en juillet dernier. Openshift se positionne en concurrent direct de Heroku, Cloud Foundry et Azure, notamment.

Un prolongement des outils Java on-premise

L'intégration de l'IDE JBoss à OpenShift marque également le rapprochement des technologies clés de la marque dans un environnement Cloud. Red Hat avait ainsi profité de l'été dernier pour changer le moteur d'OpenShift et de le remplacer par JBoss Application Server 7, la dernière version du serveur d'application Java de Red Hat.
Une synergie On-premise / Cloud que le groupe met également fortement en avant. "Une des caractéristiques est que si vous développez sur J2EE, vous pouvez le faire on-premise puis migrer vos développements dans le Cloud, sur OpenShift. Vous pouvez également réaliser l'opération inverse : rapatrier les travaux on-premise. Donc les technologies JBoss permettent de combiner les méthodes traditionnelles du on-premise à celles du Cloud. Il s'agit d'une de nos spécificités par rapport aux autres clouds publics du marché", avait commenté Craig Muzilla à la rédaction.

Et c'est un point clé pour le marché. Car sur le segment du Paas, tout n'est pas encore joué, confirme Gartner qui ne prévoit pas de "maturité" avant 2013. Le cabinet pointe notamment du doigt le manque d'intégration des offres actuelles, tout en notant une avancée des plates-formes, initialement cantonnées aux couches serveurs d'applications, vers les couches plus hautes de l'infrastructure middleware. En 2011, le marché du Paas devrait représenter 707,4 millions de dollars, contre 512,4 millions de dollars en 2010. Et selon lui, la croissance serait continue jusqu'en 2015, date à laquelle le segment du Paas devrait atteindre 1,8 milliard de dollars.

Red Hat a donc une carte à jouer, même si le groupe accuse toutefois un retard face à ces concurrents - du moins en terme de timing. Mais cette ouverture et cette intégration aux stack Java de la marque pourraient bien séduire les entreprises, qui en sont à se demander - et tester -  comment combiner leurs applications Java on-premise à un environnement Cloud, 

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