Impact 2012 : IBM fait tout pour accélérer l’adoption de ses PureSystems

IBM a profité de sa conférence middleware, Impact 2012, pour gonfler son éco-système autour de ses PureSystems. Le groupe a présenté des kits de développement d’applications pour ses très récentes plates-formes intégrées et pour doter les ISV de possibilités de développement de leur propres templates applicatifs d’intégration.

Et la star de l’édition de 2012 d’IBM Impact est le PureSystems. A l’occasion de la conférence middleware du groupe qui se tient du 29 avril au 4 mai 2012 à Las Vegas, Big Blue a tenu à montrer, toutes sirènes dehors et dans les lumières de Vegas, que son concept de systèmes experts intégrés lancé en mi avril était au coeur de ses priorités. Après avoir levé un coin du voile, il y a 15 jours, sur PureFlex, premier membre de la famille des PureSystems qui adressait la problématique de l’infrastructure, IBM a présenté officiellement PureApplications, le 2e PureSystems, qui adresse la couche plate-forme applicative.

Pour IBM, il s’agit là de démontrer qu’il compte bien capitaliser sur les quelque 2 milliards de dollars investis en R&D pour le développement de cette offre. Les PureSystems sont des systèmes intégrés, sous forme d’appliance de type armoire, qui conjuguent des composants de stockage, virtualisation, réseau, serveur et middleware afin de faciliter le déploiement, la configuration et la maintenance de datacenters virtualisés et d’applications. L’une des particularités de ces systèmes est de proposer une traduction logicielle de «l’expertise de terrain IBM», à travers un ensemble de templates applicatifs (des patterns dans le langage de Big Blue), qui définissent des règles de configuration, de déploiement, de maintenance et d’administration des applications et optimisent l’application pour la plate-forme IBM. Ces règles sont alors injectées dans une console centralisée, la Flex System Manager, qui servira d’entrée unique pour orchestrer les opérations globales du système. Lors de sa sortie mi-avril, quelque 125 éditeurs avaient rendu disponibles leurs templates applicatifs.

IBM a aujourd’hui poussé plus loin son approche. Le groupe a publié trois nouveaux modèles applicatifs qui définissent des configurations de solutions de BPM (Business Process Management), de Business Intelligence et de collaboration dite sociale. Deux «patterns», Business Process Manager Advanced et Standard sont ainsi proposés pour un déploiement en cloud privé, alors que, pour le volet BI, IBM a développé un template pour Cognos Business Intelligence, nous assure Big Blue. Même son de cloche pour la partie Social Collaboration.

Faire germer un éco-système

Toutefois, outre cette volonté d’enrichir le portefeuille de ressources à disposition de ses partenaires et clients, nous souligne Marie Wiek, General manager de la division IBM Application and Integration Middleware, IBM entend bien créer un puissant éco-système autour de ses PureSystems. Et dépasser ces 125 partenaires ISV, qui ont contribué à positionner l’offre. Pour ce faire, Big Blue a ainsi présenté Virtual Pattern Kit for Developers, un ensemble d’outils de développement qui permet aux entreprises de créer elles-mêmes leurs propres patterns et leurs propres modèles d’intégration PureApplication, adaptés à leur environnement. Ce kit leur permet ainsi de tester leur modèle en créant une application pour PureApplication et «leur donne la possibilité de créer leur propre toolkit d’intégration pour ces systèmes experts», explique Marie Wiek. Il s’agit donc d’outils pour le développement d’applications optimisées et / ou des patterns d’intégration spécifiques à ces mêmes applications. Les développeurs peuvent également modifier les pattern déjà fournis par IBM et les adapter à leur environnement. Dans le détail, ces outils de développement apparaissent sous la forme d’une image VMWare, nous précise IB, et ils rassemblent Web Application Pattern 2.0, IBM Transactional Database Pattern 1.1, IBM Data Mart Pattern 1.1, associés à l’outil de création d’image du (ICON), d’un PDK pour la création de plug-in et l’image d’un OS Linux (RHEL).

«IBM extrait ainsi son expertise, l’organise, la met en oeuvre et la porte auprès des clients», souligne Rich Ptak, analyste chez Ptak / Noel, présent sur l’événement. Une approche qui diffère de la concurrence, comme EMC, HP, Oracle par exemple, qui intègrent également des systèmes, mais IBM, de son côté, digère cette intégration». Ces Virtual Kit, outre le fait d’accélérer la création d’un précieux éco-systèmes autour des PureSystems, peuvent également aider à créer des patterns avec d’autres environnements, sur des scenarri qui n’ont pas encore abordés en matière d’intéropérabilité, notamment», ajoute-t-il.

Un point que rejoint Martin Bailay, Entreprise Technology Manager chez Temenos, un éditeur de solutions pour le secteur bancaire, qui a adapté son application pour PureSystems. Présent sur Impact 2012, il explique : «Je pense que l’innovation ici n’est pas seulement le mariage d’une appliance de Cloud privé avec le cloud public, mais également le côté déploiement de workloads que propose la solution. Vous avez la possibilité de développer ces patterns pour vos applications et de mettre en place vos politiques de scalabilité, ainsi que celles qui définissent les comportements des applications dans votre environnement. Et ce qui est important, c’est que ces patterns fonctionneront quelle que soit leur destination, que ce soit sur un cloud privé ou un cloud public. [...] Je pense effectivement que ce système marque une rupture [il parle de «game changer», NDLR] par rapport aux autres solutions du marché. Les autres systèmes du marché offrent également ces fonctions [les templates applicatifs ou les possibilités de scalabilité automatique, NDLR] , mais ce sont les fournisseurs qui définissent les règles. Avec ce système IBM, nous pouvons nous même définir nos règles en matière de scalabilité.»

Et ce n’est pas tout. Dernière composante de l'offensive autour de PureSystems, la mise à disposition d’un sandbox sur le SmartCloud du groupe, qui permet aux développeurs de tester leur templates applicatifs ainsi que leurs applications pour PureApplications. Le développeur a ainsi accès pendant 90 jours, gratuitement, à un environnement de développement pour PureSystems. De quoi réduire les coûts de test et de développement, pour enfin intégrer un peu plus vite ces systèmes à un éco-système, résume au final Martin Bailay.

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