Europe Airpost mise sur les outils de RES Software pour virtualiser ses postes de travail

Après avoir virtualisé l’ensemble de son infrastructure, Europe Airpost a commencé par préparer la virtualisation de ses postes de travail en s’appuyant sur les outils de RES Software. Cela fait, l’entreprise est passée au VDI et à la virtualisation d’applications pour permettre à ses collaborateurs d’accéder plus aisément à leurs services métiers.

f biasio2Fabrice de Biasio, DSI d’Europe Airpost, explique que le projet de virtualisation des postes de travail de l’entreprise a démarré en 2010 : «nous avions préalablement virtualisé notre infrastructure serveurs - avec vSphere - et stockage - avec DataCore.» Prolonger la démarche avec le poste de travail apparaissait comme une suite logique dans une démarche «où la DSI se pose en fournisseur de services pour les utilisateurs ». Jouer la carte de la virtualisation paraissait d’autant plus pertinent à l’époque que la population d’utilisateurs d’Europe Airpost est éparpillée «un peu partout dans le monde, sur des fuseaux horaires différents : il faut donner à chacun accès au système d’information quelque soit le lieu, le moment, ou le support ».

Ménager les utilisateurs

Le souci, c’est que «le serveur ne se plaint pas si quelque chose ne lui plaît pas; les contraintes sont simplement d’ordre technique ». Pour le poste de travail, donc, «on change de philosophie; il faut absolument éviter la frustration.» Un risque d’autant plus grand, souligne Fabrice de Biasio, que les utilisateurs peuvent très vite développer «un sentiment de dépossession ». C’est donc par anticipation que le DSI d’Europe Airpost a cherché une solution permettant notamment de garantir la personnalisation du poste de travail, avant même de lancer son projet de virtualisation : «nous avons commencé par encapsuler le poste de travail dans un environnement pré-virtuel. Techniquement, cela nous a pris six mois. Et au bout d’un an, on avait fait le tour de tous les périphériques.» 

Pour cela, Europe Airpost s’est appuyé sur Automation Manager et PowerFuse de RES Software : «ces deux produits permettent de gérer le poste de travail et de l’administrer complètement, jusqu’aux droits des utilisateurs et d’accès aux fonctions et aux logiciels.» Une fois ce travail de préparation terminé, l’entreprise a pu virtualiser ses postes de travail avec View et ses applications avec ThinApp. Une pile technologique entièrement VMware que Fabrice de Biasio justifie en soulignant que «mixer les différentes technologies, c’est bien, mais on crée de la complexité ».

Des services plus accessibles

Cinq cents postes de travail ont été concernés par le projet, environ 200 postes fixes et 300 portables. Ceux-ci concernent notamment les pilotes dans le cadre de leur Electronic Flight Bag, «avec des logiciels auxquels ils accèdent en mode online et offline ». Accessoirement, virtualiser les postes de travail a permis de faire évoluer son parc vers des terminaux légers. Et de déployer des tablettes : une centaine d’iPad pour les personnels navigants techniques et commerciaux, ainsi que pour les personnels de piste : «nous avons installé le client VMware View; les équipes peuvent disposer de Windows 7 sur leur iPad. C’est très puissant : il n’y a aucune migration de logiciel à faire.» C’est d’ailleurs l’un des grands avantages de la virtualisation qui ont été identifiés par Europe Airpost : «on peut même encapsuler des logiciels Linux pour les exécuter dans les postes de travail virtuels.» 

Un regret dans l’offre de VMware, toutefois ? L’absence d’hyperviseur de type 1 pour le poste de travail : «ça manque chez VMware; Citrix reste leader là-dessus », relève le DSI. Avant de souligner une avance de l’éditeur qu’il a retenu : «les API vShield pour consolider la protection des machines virtuelles; c’est l’un de prochains chantiers.»

Avancer progressivement

In fine, la principale contrainte a touché à la conduite du changement, «qu’il faut bien cadencer et accompagner d’une bonne communication ». Aujourd’hui, la satisfaction est au rendez-vous. Par exemple, «nous n’avons plus d’ouvertures de tickets en helpdesk pour des problèmes de connexion à un disque réseau, d’impression, ou de terminal qui ne démarre pas ». Mais tout n’a pas été d’une fluidité totale et Fabrice de Biasio reconnaît quelques écueils : «quand nous avons virtualisé, nous sommes partis sur une approche théorique, en voulant tout préparer, tout virtualiser, pour tout basculer d’un coup. C’était un mauvais choix. Au début, beaucoup de choses ne marchaient pas. Et de citer des exemples concret : «certaines applications comme celles d’Office fonctionnent mieux en dur que virtualisées avec ThinApp. Les communications inter-applications par fichiers se déroulent bien, mais pas forcément les autres.» Fort de cette expérience, Fabrice de Biasio recommande d’avancer pas à pas : «si c’était à refaire, nous progresserions business unit par business unit. [...] Et nous commencerions par installer toutes les applications en dur sur les machines virtuelles des postes de travail avant de les encapsuler une à une avec ThinApp.» 

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