A Paris, Charles Phillips défend la boulimie d'Oracle

De passage en France - à l'occasion d'un sommet européen sur la gestion de la relation client -, le président d'Oracle Charles Phillips a défendu la stratégie de rachats tous azimuts de sa société. Une stratégie qui profite aux clients de la marque, selon lui.

charlesphillipsoraclecorporationDevant un parterre d'environ 150 grands clients venant de 21 pays en Europe, Charles Phillips (ci-contre), le président d'Oracle, venu à Paris lancer deux jours de débats autour de la gestion de la relation client et de l'offre Social CRM de l'éditeur - en a profité pour réaffirmer la stratégie de l'éditeur. "Nous voulons rester un éditeur de solutions logicielles pour les entreprises", a-t-il martelé. Couplée à une volonté de toucher tous les secteurs d'activité, cette stratégie s'est concrétisée par la vague de rachats sans précédent opérée par l'éditeur (JD Edwards, PeopleSoft, Siebel, BEA, Hyperion, Stellent, Innobase, ProfitLogic, Retek, etc.).

Avec, pour objectif, de faire grossir le porte-feuille applicatif bien sûr, mais aussi de monter dans les couches métier. Le président d'Oracle a ainsi montré un intéressant schéma sur la couverture produits de l'éditeur pour les opérateurs télécoms : en 2004, celle-ci se limitait aux couches "génériques" (base de données, middleware, ERP) ; aujourd'hui, quasiment tous les besoins "métiers" de cette industrie sont couverts. "Auparavant, nous perdions du temps à intégrer d'autres produits ou à synchroniser nos sorties avec nos partenaires éditeurs sur ces couches métier. Ca n'a jamais vraiment marché", a expliqué Charles Phillips, qui estime que la stratégie d'intégration explique le succès actuel de sa société.

Amener les outils du Web 2.0 au coeur de la CRM

Pour les entreprises, cette boulimie d'acquisitions - "selon un processus désormais bien rôdé, permettant de conserver à la fois les compétences clefs et les clients" - doit se traduire par une réduction de la complexité et des redondances entre applications. Selon Charles Phillips, "si une entreprise utilise plusieurs applications Oracle, elle doit tirer bénéfice de ce choix". Au-delà de ces promesses, le président du leader incontesté du SGBD s'est montré moins disert en ce qui concerne Fusion, la stratégie maison qui doit justement faciliter la vie des entreprises dans l'intégration de leurs applicatifs (notamment de leurs applicatifs Oracle). Fin septembre, l'éditeur avait laissé entendre que ce produit, présenté en 2005 comme la plate-forme permettant de réconcilier toutes les emplettes réalisées dans l'applicatif, ne sortirait pas avant 2010.

anthonylyeoracleEn dehors de cette défense de la stratégie de l'éditeur devant ses clients européens, Charles Phillips et Anthony Lye (en photo ci-contre), vice-président pour l'offre CRM, sont revenus sur l'offre Social CRM, annoncée en 2007, lors de l'événement OpenWorld qu'organise chaque année l'éditeur. Avec un zoom sur deux outils, le premier pour la gestion de campagnes marketing - dont Oracle a présenté ce matin une implémentation interne -, le second pour constituer une base de documentations commerciales. Là aussi, une solution exploitée en interne et faisant largement appel  aux fonctions Web 2.0 permettant aux utilisateurs d'enrichir le contenu. Ces deux solutions avaient déjà été dévoilées lors de l'édition 2008 d'OpenWorld, qui se tenait au début de ce mois à San Francisco.

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