RSA 2010 : une taxe sur Internet pour financer la cybersécurité ?

Un ballon d’essai, un aveu d’échec ou un pavé dans la mare ? C’est l’avenir qui se chargera probablement d’apporter une réponse à cette question.

Un ballon d’essai, un aveu d’échec ou un pavé dans la mare ? C’est l’avenir qui se chargera probablement d’apporter une réponse à cette question. Une chose est sûre, Scott Charney, vice-président de Microsoft en charge de l’initiative Trustworthy Computing, dédiée à la sécurité informatique, a réussi son effet en proposant, lors d’une allocution à l’occasion du salon RSA Conference, qui se déroule actuellement à San Francisco, une taxe liée à l’usage d’Internet pour financer l’inspection des PC des particuliers et la mise en quarantaine des machines infectées.

En fait, alors que les cybercriminels recourent de plus en plus à des méthodes d’ingénierie sociale pour obtenir des données sensibles ou infecter des ordinateurs personnels, il semble temps, pour Scott Charney, de faire sortir la cybersécurité de la seule sphère technologique pour que la société civile, dans son ensemble, prenne le problème à bras le corps. Et, comme pour une problématique relevant de l’intérêt général, un financement public serait nécessaire.

Mais si Microsoft peut se targuer d’avoir récemment décapité un botnet, et d’avoir renforcé la sécurité de Windows au point que les pirates se tournent maintenant vers d’autres cibles - notamment les extensions des navigateurs Web -, cette proposition peut avoir, au yeux de certains, l’apparence d’un aveu d’échec de toute l'industrie.

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