Getty Images

Pegasystems se met au « vibe coding »

Pega Blueprint associe développement en langage naturel et outils par glisser-déposer pour ouvrir la création d’applications aux utilisateurs métier.

Pegasystems vient d’enrichir Pega Blueprint, son générateur d’applications motorisé à l’IA générative, avec des capacités de « vibe coding ». Avec cette approche, le LLM transforme des instructions en langage naturel en applications ou workflows.

Lancé il y a deux ans, Pega Blueprint combine désormais des prompts de type conversationnel et des outils de glisser-déposer. L’objectif premier est de permettre aux utilisateurs métier de créer des applications, mais sans oublier la gouvernance des données et les contrôles de sécurité qui restent gérés par l’IT.

Alors que Wall Street et les éditeurs s’interrogent sur le « SaaSpocalypse » – où les applications créées par vibe coding remplaceraient les offres SaaS traditionnelles –, les outils de développement assisté par l’IA bouleversent déjà les processus DevOps de nombreuses entreprises.

Capture d'écran de l'interface Pega Blueprint
L'interface de Pega Blueprint permet à la fois la modification des applications par glisser-déposer et le codage en s'appuyant sur les modèles de langage (LLM).

Une approche contrôlée pour les secteurs régulés

Pegasystems – dont de nombreux clients utilisent la plateforme pour gérer l’expérience client – défend l’idée que des environnements contrôlés comme Blueprint sont ceux qui concrétisent les promesses du vibe coding en gommant ses points faibles : tests et validation accélérés, contrôle IT et résultats plus prévisibles que les outils autonomes.

Cette approche s’avérerait particulièrement pertinente pour les clients évoluant dans des secteurs régulés comme la banque et l’assurance. Blueprint leur permettra d’expérimenter des outils qui donnent au terrain (et aux développeurs) les moyens de corriger les processus leur prenant le plus de temps, tout en minimisant les risques de conformité.

L’émergence d’un nouveau paradigme de développement

Don Schuerman, CTO et responsable marketing de Pegasystems, observe que le vibe coding gagne du terrain. Les utilisateurs ont découvert dans leurs vies personnelles des outils pour accomplir des tâches techniques simples – comme créer des outils basiques ou des sites web. Ils vont vouloir les mêmes outils au travail.

Pour lui, tout comme le développement Agile et Scrum ont remplacé Waterfall, le vibe coding serait le prochain framework de développement, extension logique du no-code.

« Il y a quelque chose de vraiment fascinant à taper quelques mots et voir soudain son application changer et évoluer », poursuit Don Schuerman. « C’est très rapide et très stimulant. »

Une technologie encore en maturation

Le vibe coding reste néanmoins une approche récente, née de l’IA générative. S’il est possible de déployer une application en seulement quelques heures, une fondation SaaS permet de bien respecter les règles de l’entreprise, martèle Don Schuerman.

Cette « base » donnerait aux clients la confiance nécessaire pour déployer à plus grande échelle des applications imaginées très rapidement avec le vibe coding. Car « la vitesse devient un prérequis et une attente dans ce domaine », conclut le dirigeant....

Pour approfondir sur Outils de développement