Résultats : Steria rechute lourdement

Avec le rachat de l'Anglais Xansa - et de ses solides bases arrières offshore -, Steria se voyait résistant aux cycles économiques.

Avec le rachat de l'Anglais Xansa - et de ses solides bases arrières offshore -, Steria se voyait résistant aux cycles économiques... un peu trop vite ? Après un premier semestre solide (décroissance limitée à 2,3 %), la SSII encaisse en effet un sérieux revers au troisième trimestre, où son activité décroît de 9,1 % sur un an (à 372,9 millions d'euros). Ce qui pousse le groupe à revoir à la baisse son objectif de chiffre d'affaires annuel : Steria prévoit désormais un recul de l'ordre de 3,5 %, contre moins de 2 % auparavant. Par contre, la SSII maintient son engagement de dégager une marge proche de 7 %.

La performance de Steria - sévère décroissance et protection des marges - la rapproche donc d'un Capgemini ; remarquons que les deux sociétés se sont engagées résolument dans l'offshore depuis de nombreux mois. Tandis que des SSII comme Sopra, Atos-Origin ou Logica semblent mieux résister.

Dans les faits, ce sont les deux premières géographies du groupe - la Grande-Bretagne et la France - qui dévissent sévèrement. Outre-Manche, Steria voit son activité reculer de 15 % (et encore, sans prendre en compte les effets des taux de change !). La SSII évoque le démarrage tardif de certains projets, mais promet un "rebond" de l'activité sur la fin d'année, avec une croissance organique positive. A un peu moins de 130 millions d'euros, la chute est sévère également pour la France (-10,1 %), Steria l'attribuant pour partie à un effet de base défavorable.

La seule bonne nouvelle provient de l'Allemagne, avec le rebond (3,9 %) de cette filiale en grande difficulté ces derniers mois. Fruit du rachat de Mummert, et très tournée vers le conseil et l'intégration, l'activité de Steria outre-Rhin plongeait de 7,1 % au premier semestre.

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