Cloud : un manifeste de l'ouverture sans Amazon, Salesforce, Microsoft et Google

Le manifeste pour un cloud computing plus ouvert est paru. Et semble déjà mort né. Si de grands noms du secteur l'ont signé... aucun des quatre éditeurs s'étant dès à présent positionnés sur une offre globale ne fait parti des signataires. Amazon, Microsoft, Google et Salesforce boudent ostensiblement.

A peine sorti, le projet de Manifeste du Cloud ouvert (Open Cloud Manifesto), que nous évoquions vendredi 27 mars, pourrait bien faire pschitt. Après avoir enflammé (un peu) les observateurs du Web et les bloggueurs dès sa pré-annonce, la baudruche s'est dégonflée brusquement : les principaux acteurs du secteur, fournisseurs d'infrastructures en nuage, Salesforce, Amazon, Google et Microsoft ont décidé tout simplement de ne pas supporter ce manifeste.

Intéressant à première vue, ce document vise à établir les principes d'interopérabilité du Cloud Computing, pour que le nuage soit « une technologie aussi ouverte que les autres », comme l'indiquait Reuven Cohen, Pdg d'Enomaly, société spécialisée dans le cloud, à qui l'on doit pour partie la rédaction du manifeste. On rapporte dans la blogosphère que le projet aurait toutefois été initié par IBM.
Il s'agit de prôner l'ouverture afin d'éviter le fameux « lock-in » sur des technologies trop propriétaires et trop fermées. Un discours qui a également pour promoteur le monde de l'Open Source. Cette absence d'ouverture de l'infrastructure avait déjà été pointé par l'Open Cloud Consortium, un jeune groupement – signataire du manifeste - qui vise quant à lui à fournir une réponse technologique en développant un modèle d'infrastructure reposant sur des standards. Depuis sa création, Yahoo a notamment rejoint l'organisation, qui avait outre quelques universités, été supportée dès son ouverture par Cisco. Son succès s'est avéré somme toute relatif, peut-être tronqué par une gouvernance un peu flou.

Aujourd'hui encore, il apparaît que fédérer autour de l'intéropérabilité du nuage ne fasse pas recette. D'abord du côté de chez Microsoft qui avait critiqué très ironiquement dans un blog la méthode de rédaction du Manifeste, jugeant celle-ci pas assez « ouverte ». Ce dernier affirme ne pas avoir été convié à son élaboration et reste sceptique quant à une gouvernance placée de fait entre les mains d'IBM.

Amazon et Salesforce, autres réfractaires, expliquent à nos confrères de Zdnet, que l'intéropérabilité est d'ores et déjà au centre de leurs préoccupations et qu'ils entendent donc travailler de fait en ce sens. point besoin d'une lettre d'intention donc. Amazon mise donc sur son expertise du secteur en tant que pionnier et préfère les gestes aux promesses du manifeste.
Google, après d'être porté signataire sur une liste préliminaire, aurait décidé de se retirer de la liste finale.
On retrouve toutefois parmi les 38 signataires VMware, SAP, Red Hat, Sun, la fondation Eclipse et AMD.

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