VMworld 2009 : la virtualisation du poste de travail progresse

Les projets de virtualisation du poste de travail restent rares. Mais la technologie progresse assurément : sur des PC, y compris portables, le développement d’hyperviseurs de type 1 pourrait même apparaître comme la solution aux problèmes de performances graphiques rencontrés avec les hyperviseurs de type 2 et bien connus des utilisateurs de VMware Fusion et de Parallels Desktop, sur Mac, mais aussi de VMware workstation sur PC.

p10http://beta.lemagit.fr/wp-content/uploads/2010/09/5qlqubvqrexv5sagc727mmmzdpfsu67e.jpgDe la 3D parfaitement fluide dans une machine virtuelle ? C’est possible. VMware en fait la démonstration, au cours de la conférence plénière de ce second jour de sa grand messe cannoise. Mais l’éditeur n’a pas obtenu, seul, ce résultat. De fait, le secret de cette réussite se trouve dans la technologie de Teradici et de sa solution PCoIP, accessible du fait d’un partenariat annoncé lors de VMworld 2008 à Las Vegas, en septembre dernier. Celle-ci s’appuie sur un moteur physique de rendu graphique 3D/HD, lequel se contente d’envoyer au client léger ou à la machine virtuelle le rendu graphique, sur un LAN ou un WAN. Le tout étant adapté à VMware View.

Parallèlement, VMware a indiqué s’être associé à Intel pour développer et promouvoir CVP – Client Virtualization Platform. Cet hyperviseur de type 1 pour PC, viendra compléter l'offre VMware View pour la doter de capacité d'exécution d'environnements de travail virtualisés tant en mode connecté que déconnecté. Le tout fonctionnera sur les puces Core 2 et Centrino 2 d'Intel et fera usage de la technologie vPro du fondeur afin d’améliorer l’administration des postes de travail virtualisés. Bref CVP est la réponse du tact au tac de VMware à l'alliance récente entre Citrix et Intel sur le développement d'un hyperviseur de type 1 basé sur Xen.


Démonstration du prototype d'Hyperviseur de Type 1 de Citrix
envoyé par LeMagIT

Si CVP reste du domaine de l'annonce, Citrix lui a profité de VMworld pour faire la démonstration, sur son stand, d’un prototype de son hyperviseur de type 1 – ou « bare métal » – développé en coopération avec Intel. Après le test décevant de celui de Phoenix, également basé sur Xen, l’hyperviseur de Citrix apparaît étonnamment efficace. De fait, ce dernier permet à une machine virtuelle, dite « principale » de profiter pleinement des capacités d’accélération graphique matérielles de la machine hôte ; démonstration faite avec la parfaite lecture d’une vidéo HD sur un PC portable avec Vista fonctionnant au dessus de l’hyperviseur prototype. Les propriétés de la machine, affichées par Windows, confirment : Vista dispose d’un accès direct à la puce graphique du PC. L’astuce est là : permettre à une machine virtuelle d’accéder directement aux contrôleurs vidéo de l’hôte. Mais l’astuce trahit certaines limites de ce prototype : l’accès direct au contrôleur vidéo ne peut pas être passé d’une machine virtuelle à l’autre ; il en va de même des ports USB. Mais il ne s’agit que d’un prototype.

Un combat d’arrière-garde ?

Interrogé en marge en salon VMworld, Simon Crosby, affiche ses réserves sur la course à la solution logicielle au problème des performances graphiques sur les machines virtuelles. Selon le directeur technique de Citrix, une étroite collaboration avec les producteurs de processeurs graphiques serait déjà engagée avec, à la clé, la promesse de puces ouvertes à la virtualisation d’ici la fin 2009 ou courant 2010 (et utilisant sans doute le standard SR-IOV du groupe de travail PCI, NDLR) ; une échéance finalement assez proche.

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