Rails 3 s’ouvre en grand à la modularité

La version 3 du framework Ruby on Rails concrétise enfin la fusion avec Merb. Une arrivée très attendue qui contribue à solidifier la communauté et à muscler un socle technologique désormais plus modulaire. Tout à l’honneur de Ruby qui du coup, pourrait voir à son tour son cercle d’utilisateur grimper en flèche.

Un été chaud pour la communauté Ruby, le langage coqueluche du Web, dont la popularité chez les développeurs Web n’a de cesse de grandir. Une période estivale qui après la sortie officielle de Ruby 1.9.2 fin août, a atteint cette semaine son point culminant avec l’inauguration de Ruby On Rails 3, mise à jour qualifiée de majeure par l’ensemble de la communauté du framework.

Deux nouveautés concomitantes qui symbolisent une progression de la communauté d’abord, mais également le gage d’une maturité plus affirmée du couple Ruby / Rails. Ainsi, si l’on en croit un analyste du Gartner cité dans un communiqué de la société Engine Yard - contributeur clé dans le projet JRuby -, "le framework Rails constitue la killer application évidente pour le langage Ruby, mais d’autres usages entraîneront également un intérêt grandissante de la technologie dans les années à venir". Et de pointer du doigt l’adoption galopante de Rails au sein de la communauté des développeurs Web.

Il faut dire que la communauté Ruby a connu quelques frissons dans le courant de l’été. Le 23 juillet dernier, Jimmy Schementi, l’animateur de l’équipe IronRuby, une implémentation Open Source de Ruby pour .NET (sous licence Apache), décidait de quitter Microsoft, suite à un quasi-désengagement de Redmond - symbolisé une réduction de la taille de l’équipe dédiée - dans le projet. Microsoft avait pourtant marqué son soutien zux langages dynamiques dans la dernière mouture de Visual Studio 2010.
Une démission qui rappelle celle - durant l’été 2009 cette fois -  des principaux développeurs de JRuby qui avaient quitté Sun - pour rejoindre Engine Yard - peu de temps après le rachat du Californien par Oracle.

Une architecture plus modulaire

L’un des points clés de cette version 3 de Rails est notamment l’intégration du framework Merb. Annoncée en 2008. Un rapprochement qui vient concrétiser l’union des communautés - et raffermir dans la foulée l’ensemble de communauté Rails -, mais également consolider techniquement le framework.
Au total, cette version 3 a fédéré les travaux de quelques 1 600 contributeurs, rappelle David Heinemeier Hansson, le responsable de RoR, dans un billet de blog annonçant la sortie officielle.

Parmi les améliorations, il met en avant l’arrivée d’un système de gestion des dépendances baptisé Bundler ; un moteur de requête plus flexible qui s’appuie désormais sur la bibliothèque ARel ; un mécanisme de protection contre attaques XSS (cross-site scripting) et le support d’HTML 5. Citons enfin, d’une façon générale, l’architecture plus modulaire et agnostique du framework. David Heinemeier Hansson explique en effet sur son blog que les équipes de développeurs ont réécrit le code interne afin de mieux découpler les composants (pour pouvoir ainsi plus facilement en changer). Autre évolution majeure, des  API officielles pour les plug-ins sont disponibles afin de faciliter leur intégration au moteur RoR.

Au final, c’est bien le langage Ruby qui pourrait profiter de cet engouement pour son framework fétiche. Un langage aujourd’hui essentiellement abordé par le prisme de ce Ruby on Rails, et rarement en tant que langage seul - un point que soulevait d’ailleurs Fabien Potentier, Pdg de Sensio lors d’un entretien avec la rédaction. Rails 3 apparait donc comme un effet multiplicateur pour une communauté qui doit encore grandir,  face notamment à PHP.

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