Oracle a-t-il décidé de laisser mourir Sun ?

Quelques semaines après le feu vert de la Commission européenne, des doutes subsistent sur les velléités de la société dirigée par Larry Elisson. Notamment concernant l’activité constructeur de Sun.

Oracle a-t-il décidé de laisser mourir Sun ? C’est la question qui taraude la plupart  des partenaires du constructeur au vu de la gestion d’Oracle depuis le feu vert de la commission européenne. De fait, les partenaires voient leur business se réduire de mois en mois (une réalité vérifiée par les cabinets d’études), sans qu’Oracle ne bouge le petit doigt. Certes, Oracle a fini par annoncer un renouvellement de sa gamme x86 mais avec plusieurs mois de retard et des positionnements prix incompatibles avec ceux de la concurrence.

Non seulement Oracle ne leur donne pas de visibilité sur la roadmap produits mais il durcit les règles en matière de maintenance et de support. De nouvelles règles qui se sont accompagnées d’un renchérissement de ces prestations, provoquant la colère du channel. Une colère alimentée également par la tendance d’Oracle à payer avec de plus en plus de retard les marges arrières de ses partenaires.

Une situation qui n’a pas échappé aux analystes américains qui commencent à se demander eux aussi si Oracle est réellement en mesure de tirer un quelconque bénéfice de son acquisition. Une interrogation à laquelle Larry Elisson a partiellement répondu en indiquant à la commission des opérations de bourse américaine (SEC) que la restructuration de Sun serait finalement beaucoup plus coûteuse que prévu.

Malgré cela, il a tenu à rassurer le marché lors de la présentation des résultats de son quatrième trimestre fiscal clos fin mai, en affirmant que Sun était d’ores et déjà redevenu rentable. Une affirmation qu’il ne nous a pas été possible de vérifier à la lecture des comptes et qui n’a pas convaincu grand monde. Et en tout cas pas les salariés dont certains ont même été jusqu’à faire grève pour protester contre les pertes de salaires dont ils ont été victimes du fait de la situation de l’entreprise.

En France, la fusion juridique des deux sociétés est effective depuis le 1er juillet malgré les tentatives de certains syndicats pour torpiller le processus.

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