BlueKiwi : le pilier de la stratégie «Zéro email» d’Atos accélère

Six mois après son rachat par Atos, le spécialiste des RSE se prépare au lancement d’une version remodelée de sa plate-forme, alors que démarre le projet «Zéro email» de la SSII en France et en Inde.

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Le 16 octobre, le programme «Zéro Email» d’Atos, souhaité par Thierry Breton, le Pdg du groupe, prendra officiellement forme. Ce vaste programme, qui vise à extraire l’email des processus internes de la SSII, à l’exception de certains départements et de certaines activités - celles notamment liées à des processus légaux - démarrera progressivement par la France et l’Inde, et sera également injecté dans quelques communautés transverses, comme celles portant sur le développement durable.

Une avancée clé pour le groupe et ses quelque 80 000 employés dans le monde. Mais également pour BlueKiwi, la réseau social d’entreprise racheté par Atos en avril dernier et qui servira d’épine dorsale technologique au programme. Très logiquement, l’allumage de programme «Zéro email» sera ainsi coordonné à une refonte de la plate-forme BlueKiwi.

Une nouvelle version, baptisée Zen, programmée pour le 15 octobre, viendra traduire «6 mois de développement intense», résume Jean-Luc Valente, Pdg de BlueKiwi dans un entretien avec la rédaction. Quelque 6 six mois pendant lesquels la plate-forme de RSE a été affinée et lissée d’après les résultats d’un audit mené par la SSII, confie-t-il. Car la technologie doit être alignée sur les attentes, ambitieuses, d’Atos, qui, selon Jean-Luc Valente, s’est donné les moyens de son programme : 1 000 personnes travailleraient ainsi dessus, dont 30 à temps plein.

Le groupe a également identifié des ambassadeurs ainsi que des champions dans le monde, associés à des animateurs de communautés, pour assurer la nécessaire conduite du changement.

Une plate-forme adossée à Canopy

Cette version Zen sera ainsi adossée à l’infrastructure Cloud de Canopy, nom de la société 100 % initiée par Atos, en partenariat avec EMC et sa filiale VMware. L’offre entreprise de BlueKiwi sera ainsi commercialisée dans le porte-feuille d’offre Saas, et bénéficiera, selon Jean-Luc Valente, de la haute-disponibilité du l’Iaas de Canopy.

Côté plate-forme en elle-même, Jean-Luc Valente met en avant une interface remodelée. «Une interface intuitive car l’email est intuitif.» Fonctions de filtrages avancés, pré-visualisation, services de notifications sont notamment au programme. Un moteur de recommandation a également été intégré afin de faciliter la navigation entre groupes de travail, entre communautés, explique-t-il.

 

Des synergies en place
Depuis son rachat par Atos, les équipes de développement de BlueKiwi ont doublé, nous affirme Jean-Luc Valente, son Pdg. Le RSE compte désormais 30 techniciens dédiés, qui sont également couplées à l’équipe technique d’Atos (quelque 2 200 employés dans le monde). Et ce ne serait qu’un pan des synergies mises en place chez Atos. Selon lui, des employés de la SSII basculeraient chez BlueKiwi, afin de développer les activités. Des campagnes de recrutement seraient également en cours «pour attaquer les régions». Autre exemple de synergie, les commerciaux Atos sont désormais commissionnés pour vendre du BlueKiwi, note-t-il enfin.

 

Autre point d’amélioration clé, l’ajout de composants d’intégration avec des plates-formes tierces qui permettent de coupler BlueKiwi à des outils internes et de l’intégrer au plus près des processus métiers.

Logiquement, email oblige, Zen bénéficie de connecteurs pour interagir avec Outlook (les tâches et le calendrier remontent dans BlueKiwi, par exemple) ainsi qu’avec Office. «Pour amorcer la transition», souligne Jean-Luc Valente. Même son de cloche pour la mobilité : BlueKiwi a pu profiter d’une filiale espagnole d’Atos spécialisée dans la mobilité, pour se développer sur les terminaux iPhone et Android.

Des synergies avec Atos (voir encadré) qui profitent d’ailleurs à BlueKiwi, nous indique le Pdg de BlueKiwi. Outre ce programme «Zero email», le RSE a bénéficié de la portée d’une grande SSII, tant au niveau de son réseau de partenaires et de clients que de son infrastructure en place, nous confie Jean-Luc Valente, soulignant la mise à disposition «de moyens opérationnels sur le terrain.»

Ainsi, le spécialiste des réseaux sociaux d’entreprise affirme avoir signé son premier contrat avec un client de la SSII (pour quelque 1 million d’euros) et fait état de d’opportunités en cours dans plusieurs pays, comme aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Turquie et en Allemagne, notamment. De quoi ainsi assoir la société sur son statut de pure-player des RSE, alors que des ténors de l'IT tentent de s’y frayer un chemin. Et par n’importe qui : IBM, Oracle, Salesforce, Microsoft (avec Yammer) et VMware (qui a récemment annoncé un renforcement de la stratégie d’intégration de Socialcast), pour n’en citer que certains.

Pour Jean-Luc Valente, la question n’est pas là. Le positionnement générique de BlueKiwi lui permet d’avoir une portée beaucoup plus large que celle d’Oracle ou de Salesforce, qui restent étroitement associés à l’ERP ou au CRM. «Des vues différentes dans un domaine spécifique.»  Une façon d’affirmer également son statut de pionnier.

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