Fusion Middleware 11g : Oracle cimente ses produits et promet l'ouverture

Oracle a officiellement lancé Fusion Middleware 11g, sa très attendue pile middleware qui vient cimenter les produits Oracle et BEA. L'éditeur mise sur l'intégration poussée entre composants tout en se reposant sur les standards ouverts pour livrer sa vision du socle. Avant Fusion Applications, Oracle promet une migration au rythme des clients.

Une fondation pour l'innovation. Oracle n'y va pas de main morte pour lancer sur le marché Fusion Middleware, la pile middleware ultra-intégrée qui vient sceller la position d'Oracle sur le segment des piles d'applications d'entreprises. Ce lancement attendu marque aussi la fin de l'intégration des offres de BEA avec les technologies Oracle. Un point attendu par de nombreux utilisateurs.

Fusion Middleware constitue la suite de composants middleware qui, comme son nom l'indique, vient cimenter les technologies d'Oracle et d'autres issues de ses rachats dans l'infrastructure – comme BEA -,  en proposant de fortes intégrations. Pour fournir au final un socle solide pour Fusion Applications, la prochaine génération d'applications de l'éditeur.  C'est du moins ce que promet l'éditeur depuis l'inauguration du projet -un fleuve au long court - depuis trois ans. Aujourd'hui, le discours est bien huilé :  Andrew Sutherland, senior vice-président, Oracle Technology EMEA , et Hasan Rivzi, vice-président de Fusion Middleware mettent notamment en avant la valeur ajoutée des intégrations ainsi que le respect des standards ouverts sur lesquels repose la solution. Et ainsi les capacités d'intégration en environnement hétérogène.

Dans le détail, Fusion Middleware 11g, c'est d'abord Oracle WebLogic Suite 11g, au coeur de laquelle figure la dernière évolution du serveur d'application racheté à BEA. C'est ensuite Oracle SOA Suite 11g, un framework pour les architecture orientée services qui unit les technologies de BPA,  BPM, BAM, BPEL, CEP, ESB, et de Registry et de gestion de services Web – notons le support de SCA (Service Component Architecture - un standard de description de services ). C'est enfin Oracle WebCenter Suite 11g, un outil de portail mâtiné de collaboratif et de réseau social, et Oracle Identity Management 11g, une suite de gestion des identités. Cet ensemble est complété par  un ensemble d'outils de développement, dont Jdeveloper 11g constitue le point focal.

Une migration au rythme des clients

« Oracle essaie de montrer avec sa super application que tout est fusionné, tout est intégré. Mais sans trop savoir jusqu'à quel point les briques qui forment le stack sont interchangeables », relève un utilisateur présent lors de la conférence de lancement française, mais qui a tenu à rester anonyme. Un point qui revient souvent sur les lèvres, mais qu'Hasan Rivzi clarifie. « Il y a des dépendances entre les produits, mais vous pouvez les acheter séparément. Les utilisateurs préfèrent les utiliser ensemble notamment du fait de leur forte intégration. Ceci dit, si vous souhaitez le bus de service d'un vendeur et le BPEL Process Manager d'un autre, vous avez la possibilité ». Ce qui permet également aux clients de procéder par étape, poursuit Andrew Sutherland, « en débutant par un composant comme l'ESB, pour adopter à terme la solution de gestion d'identité ».


Un partenaire d' Oracle se réjouit, quant à lui, des grosses évolutions de Jdeveloper (l'IDE de la solution), notamment dans sa capacité « à pouvoir travailler en direct dans le navigateur ». L'intégration complète des outils de BEA au sein de Fusion « fournit un véritable apport ». D'autant que cela était très attendu. « Je crois que cela devrait rassurer certaines personnes, car le moteur est celui de BEA [WebLogic, ndlr] qui permet la gestion des processus métier. »


Restera à aborder le problème de la migration. Et la question revint généralement sur toutes les lèvres : « On se sait pas trop si les entreprises vont avoir le choix » entend-on parmi les participants. « Clairement, il va falloir y passer », soulignent certains. Hasan Rivsi se veut ainsi rassurant et affirme que la migration - ou plutôt la mise à jour (upgrade), selon lui -, se fera au rythme des clients.

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