Vos avis : Il faut relativiser l’empreinte carbone d’Internet et parier sur le GreenIT

La publication de notre article sur les risques écologiques liés à l’empreinte carbone d’Internet a suscité plusieurs réactions passionnées. Si chacun convient que la question du coût énergétique du réseau doit effectivement être posée, il faudrait prendre en compte l’ensemble des aspects du développement d’Internet. Et notamment les économies d’énergie obtenue par ailleurs grâce au réseau.

Moins alarmistes mais sensibles aux arguments développés par un groupe de scientifiques et d’industriels IT au début du mois concernant l’empreinte carbone du réseau, Zipman et Alex estiment qu’il faudrait également sensibiliser les utilisateurs aux enjeux de la consommation énergetique liée aux usages sur le réseau. Le premier affirme ainsi que « l'envoi de photos non compressées, ou de blagues Powerpoint (.pps) ou autres fichiers sans s'interroger ni sur la surcharge des "tuyaux", ni sur la consommation énergétique induite doit être pesé en termes d'impact sur la planète. Sans vouloir faire de l'écologie primaire, il n'est pas inutile, à mon avis, de rationaliser notre utilisation du réseau, initialement prévue pour l'éducation et la recherche... »

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Pour Alex, Internet est désormais incontournable, mais les pratiques doivent être améliorées. Ainsi, « après tout, on explique bien au public l'impact écologique d'une conduite nerveuse et d'une vitesse excessive, pourquoi celui-ci ne serait-il pas sensibilisé à l'impact écologique de son activité Internet ? Il n'y a que les spécialistes IT pour qui le fonctionnement d'Internet est clair et qui mesurent ce qui se cachent derrière l'envoi des photos de vacances... »

Parier sur le Green IT et ne pas oublier les points positifs du réseau

Une tendance à la responsabilisation des utilisateurs finaux à laquelle n’adhère pas Sense pour qui il faut faire « attention aux amalgames et à ne pas rater la cible, comme c'est souvent le cas dans les échanges sur le "Green IT", prise de conscience récente. » Il explique ainsi : « Non, je ne crois pas que les meilleurs leviers soient aujourd'hui un problème de comportement ou d'éducation de l'utilisateur final vis à vis des services. Apprenons à regarder la consommation du PC que nous achetons, éteignons notre PC au bureau en partant, demandons à nos opérateurs télécom d'avoir des mobiles ou des box DSL basses conso à leur catalogue... mais ne nous censurons pas dans les usages d'Internet. Dira-t-on qu'il faut limiter le nombre de cahiers envoyés dans les écoles africaines pour préserver la forêt ? Les solutions les plus simples à mettre en œuvre sont techniques et c'est au propriétaire du service (l'informatique d'entreprise, Second Life, Google Earth...) de faire ses choix. »

D’autant que, pour Emmanuel, « l'empreinte écologique doit être relativisée. Que devons-nous privilégier, l'accès à Internet et favoriser les nouvelles démarches visant à utiliser les TIC et favorisant des baisses des déplacements, favoriser les démarches de web conférence ou bien supprimer les recherches TIC et continuer les déplacements via voitures, avion etc... ? » Un point de vue qui est également celui de Cockpit qui estime que « comme d'habitude, c'est la vue d'ensemble qui est oubliée : Internet, c'est aussi la diminution des déplacements, une productivité accrue, plus d'arbres car moins de papier,... C'est comme la suppression des ampoules à incandescence parce qu'elles chauffent au lieu d'éclairer. Oui, mais voilà : ce qu'elle chauffe n'est plus à chauffer... ».

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