Spécial SAP / Oracle : SAP : image en berne / SAP est aujourd’hui à un carrefour…

SAP : image en berne (Reuters)Pour nos confrères, les conséquences de ce procès ne se limitent certainement as au simple paiement des 1,3 milliards.

SAP : image en berne (Reuters)
Pour nos confrères, les conséquences de ce procès ne se limitent certainement as au simple paiement des 1,3 milliards. Au delà, c’est l’image de marque globale de SAP qui en prend en coup, commentent-ils, tout en expliquant qu’Oracle n’hésitera certainement pas à se servir de ce verdict comme d’un argument marketing pour faire pencher la balance vers ses solutions. Un capital sympathie écorné donc, mais qui pourrait un peu plus se dégrader, soulignent encore nos confrères, si SAP s’engageait dans de longues procédures en faisant appel. Reste que les conséquences commerciales risquent déjà d’ être dramatiques pour SAP : le procès pourrait influencer les décisions des agences gouvernementales quant aux choix des solutions. Nos confrères rappellent également que le ministère de la Justice mènerait à son tour une enquête autour de l’affaire, qui pourrait pousser SAP au pénal.

SAP est aujourd’hui à un carrefour (Associated Press)

Moins scénario catastrophe, l’Associated Press explique que SAP est à un carrefour : payer ou faire appel. Dans le premier cas, le montant est certes lourd, mais SAP dispose de suffisamment de cash pour y répondre et certains analystes pensent que cela n’aura que très peu d’incidences sur le long terme. Peu de chance également que des clients SAP tournent le dos à la marque, les projets de migration sont trop couteux et longs. L’Allemand est finalement trop implanté dans les applications métiers critiques. Peu d’entreprise se risqueraient à un changement rapide. S’il fait appel en revanche, SAP pourrait faire face à des conséquences encore plus dramatiques en termes d’images et de retombées commerciales.
Au final concluent-ils, c’est l’ensemble de l’éco-système qui pourrait s’en trouver modifier. Avec un tel verdict et un tel montant, cela pourrait donner des idées à d’autres entreprises. Le procès pour violation de copyright a donc de beaux jours devant lui aux Etats-Unis.


Des dommages trop lourds (Computerworld)
"Le montant des dommages est démesuré par rapport à la taille des opérations de TomorrowNow’, rapportent nos confrères, citant un analyste de Forrester Research. Ce dernier réfute la méthode utilisée par la cour pour calculer le montant des dommages et intérêts - celle soutenu  par Oracle d’ailleurs. Selon lui, il aurait été plus juste de s’appuyer sur la taille des contrats de maintenance de la filiale de SAP. Encore une fois, il rappelle que ce procès fera école pour les entreprises de services, les avertissant sur les risques en matière de vols de propriété intellectuelle.

Pas d’impact sur le marché de la tierce maintenance (Software Insider)
Cet avertissement, justement, l’analyste Ray Wang, essaie de le nuancer, en expliquant que le procès portait sur le vol de copyright, et non pas sur la pertinence (ou pas) de souscrire à une offre de tierce maintenance. Il n’abordait pas non plus les droits des sociétés de maintenance par rapport à la propriété intellectuelle.

Oracle : une victoire en demi-teinte (Intelligente Enterprise)
Oracle est-il finalement parvenu à gêner SAP, s’interrogent notre confrère, qui souligne que ce procès n’avait rien d’une histoire d’argent. Il s’agissait avant tout de nuire à l’image d’un concurrent, et il semblerait qu’Oracle y soit parvenu, du moins sur ce terrain. Mais d’un point de vue commercial, ressort-il aussi victorieux qu’il le prétend ? Pas si sûr, clame notre confrère qui citant un extrait du New York Times, rappelle que l’attitude, très agressive,  d’Oracle face à SAP ne faisait pas l’unanimité chez les clients même de la firme de Larry Ellison.

Le procès décrypté (Blog Duquesnegroup)
Pour terminer, voici un décryptage en français des enjeux de ce procès, écrit avant le verdict du jury. Son auteur devrait publier un deuxième billet qui, ce coup-ci analysera les conséquences du verdict.

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