Libre : L’Intérieur se dit engagé activement

Le ministère de l’Intérieur dit mener une politique volontariste en faveur du logiciel libre et évoque sa participation active dans les instances de promotion.

Dans sa réponse apportée à la question de la députée Isabelle Attard, sur la mise en place de la circulaire Ayrault portant sur les logiciels libres, le ministère de l’Intérieur explique s’inscrire «depuis quelques années déjà dans une stratégie de recours volontaire au logiciel libre».

Le ministère s’appuie notamment sur le vaste projet de migration de la Gendarmerie Nationale, un symbole de l’utilisation du libre dans une administration en Europe qui devrait avoir migré 72 000 postes sur une distribution Ubuntu d’ici à l’été 2014.

La Place Beauvau précise également être «porteur d'offres de service interministérielles basées sur du logiciel libre (FIMAD [fédération d'annuaires], OCS/GLPI [gestion du parc informatique], Ubuntu [Système d'exploitation des postes de travail], ...). Plus particulièrement, pour l'environnement du poste de travail et des infrastructures (système d'exploitation des serveurs, supervision, suite bureautique, messagerie...) ainsi que pour les systèmes de gestion de bases de données (adoption de PostgreSQL)». Selon lui, sans toutefois donner de chiffres précis, l’intégration du Libre aurait permis «d'engendrer de substantielles économies».

On y apprend également qu’en 2008, le ministère a remplacé sa solution de messagerie (200 000 comptes) sous Outlook/ Exchange par une solution libre reposant sur Thunderbird et OBM. Une solution qui s’est avérée être «5 fois moins onéreuse sur la durée qu'une solution propriétaire». La Place Beauvau a également choisit «plus récemment» OCS/GLPI comme solution d’inventaire de parc pour 200 000 postes.

Enfin, le ministère indique assurer la gouvernance du marché interministériel de support en logiciels libres attribué en 2012 à Capgemini, Alter Way et Zenika. Mais plus encore, il met en avant son implication dans  les «différentes instances de promotion du libre». A l’image par exemple du groupe de travail MIMO (Mutualisation Interministérielle pour une Bureautique Ouverte) -  dont la mission est de valider et de certifier une version de LibreOffice afin qu’elle soit compatible avec les applications métiers des ministères représentés. En juin 2013, Mimo a rejoint le comité consultatif de la Document Foundation, en charge de la gouvernance de la suite bureautique.

En revanche, La Place Beauvau pointe du doigt «les obstacles méthodologiques et pratiques» pour chiffrer les dépenses en logiciels. S’appuyant sur une évaluation du service des achats de l'Etat, le ministère de l’Intérieur a ainsi dépensé plus de 47 M€ en 2008, 61,6 M€ en 2009, 59,6 M€ en 2010 et 75,8 M€ en 2011.  Le ministère a ainsi pu déterminer les économies réalisées par le mise en place de logiciels. Outre ceux induits par la messagerie, les économies liées au déploiement de l'outil de gestion du parc seraient également évidentes - «10 fois moins onéreux que l'outil propriétaire précédent»

Les ministères des Affaires Etrangères, de l’Agriculture, de l’Education et de la Santé ont déjà répondu à la question de la députée.

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