Orange en discussion avec BT pour sortir du mobile au R-U

Orange et Deutsche Telekom auraient entamé des discussions préliminaires avec British Telecom pour lui céder leur filiale mobile conjointe EE, née de la fusion Orange UK/T-Mobile UK.

Orange a confirmé qu’il avait, conjointement avec Deutsche Telekom, entamé des discussions préliminaires avec l’opérateur historique britannique BT pour une éventuelle cession d’Everything Everywhere (EE), la coentreprise mobile anglaise née du rapprochement en 2010 des activités britanniques d’Orange et de T-Mobile UK.

BT, qui s’est débarrassé de l’ensemble de ses actifs mobiles dans le courant des années 2000, souhaiterait réacquérir un opérateur mobile afin de proposer des offres de convergence. EE est actuellement le n° 1 anglais du mobile avec 27 millions de clients et a réalisé un CA de 6,4 milliards de livres sterling l’an passé. L’opérateur emploie environ 15 000 salariés. Il est à noter que BT discute aussi avec Telefonica, pour le rachat d’O2 UK, son ex-filiale mobile.

Une éventuelle cession d’EE à BT ne manquerait pas de sel au vu des tourments que ses aventures anglaises ont coûté à Orange. Parti en retard sur le marché européen, France Télécom a en effet acquis Orange UK au prix fort de 43 milliards d’euros en 2000. L’opération a largement contribué à l’accélération de l’internationalisation de France Télécom, lui a aussi permis de changer de nom, mais elle a aussi failli lui coûter la vie. L'opérateur a en effet du s'endetter massivement pour payer son acquisition en cash, l’Etat s'étant en effet refusé à autoriser une transaction en action, qui l'aurait fait passer sous la barre symbolique des 50% du capital (France Télécom était encore à l’époque un opérateur contrôlé majoritairement par l’État). 

Lourdement endetté suite à cette acquisition et aux achats des premières fréquences 3G, France Télécom est passé très près du dépôt de bilan en 2002, après l’explosion de la bulle Internet. Son bilan reste toujours plombé par la dette accumulée à l’époque. Une chose est certaine en tout cas : si la transaction avec BT venait à se faire, Orange ne retirera pas 43 milliards de la cession de ses activités britanniques. La valorisation actuelle d’EE tournerait aux environs de 15 à 16 milliards d’euros, un prix qui en dit long sur la folie qu’a été l’acquisition d’Orange au prix payé par France Télécom durant la bulle Internet…

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