L’Apple Watch ajoute une nouvelle dimension au BYOD

A son arrivée, la montre d’Apple constituera un nouvel appareil à gérer par les DSI. Et Les entreprises devraient déjà réfléchir au moyen de la mettre à profit.

La nouvelle montre d’Apple vise principalement le grand public. Mais comme tout objet connecté, la DSI doit s’attendre à voir arriver des collaborateurs connectant l’appareil aux réseaux Wi-Fi de l’entreprise, sans crier gare.

Avec la montre d’Apple, lancée commercialement cette semaine, les utilisateurs peuvent prendre et passer des appels, lire et envoyer des messages et des courriels, organiser leurs rendez-vous et leurs déplacements.

Ces fonctionnalités ne sont que la partie émergée de l’iceberg : Apple a présenté WatchKit, une plateforme de développement d’applications pour sa montre, et d’adaptation d’applications iOS existantes à celle-ci. WatchKit intègre en outre une capacité appelée Glances, permettant aux utilisateurs d’accéder à un rapide aperçu d’information en lecture seule, provenant d’une application installée sur un appareil iOS connecté à la montre.

De nombreux adeptes des produits Apple chercheront sans doute à obtenir sa montre dès le 24 avril prochain, et à l’utiliser dans leur environnement professionnel. Ce que se traduira par un nouvel appareil à administrer. Certains employés utilisent déjà trois ou quatre appareils personnels connectés à leur réseau d’entreprise. La DSI doit appliquer des priorités et déterminer des règles d’utilisation pour ces terminaux.

« Les DSI vont continuer de devoir repenser ce qu’elles font autour du BYOD », explique Ned Carman, responsable de l’activité poste utilisateur de Softchoice, une SSII de Toronto.

L’Apple Watch, un nouvel outil de la mobilité d’entreprise ?

Les entreprises sont susceptibles d’entrevoir des opportunités pour tirer profit de l’Apple Watch. Mais pour Michael Oh, fondateur du revendeur Tech Superpowers, « il faudra du temps pour les entreprises fassent le tour de ce que peut faire pour elles l’Apple Watch ».

 

Certaines utilisations simples sont bien évidentes. Par exemple, un Pdg peut utiliser la montre pour accéder à des notes contenant des données importantes sur une vente en cours de négociation. « Il y a là un potentiel », souligne Oh, tout en estimant qu’il « faudra du temps avant de voir des entreprises définir des projets précis ».

Pour Bob O’Donnell, fondateur et analyste en chef de TECHnalysis Research, la montre d’Apple constituera, par nature, une extension du smartphone : « il s’agira surtout d’accès déporté », estime-t-il.

Apple est loin d’être le premier constructeur de montre connectée : LG, Samsung et Motorola sont déjà présents sur ce marché. Mais la firme à la pomme tend à modifier les marchés sur lesquels elle entre, et les entreprises doivent en tenir compte, juge Carman : « c’est un constructeur avec une gamme de produits remarquable qui va tirer profit de son marché existant ».

Et Carman de prendre l’exemple de l’un de ses employés qui a utilisé une montre connectée, en Bluetooth, pour consulter ses e-mails alors que son smartphone se trouvait à l’étage supérieur : « il peut y avoir un important gain de productivité lorsque son smartphone n’est pas immédiatement à portée de main ».

Quel support pour l’EMM ?

Jusqu’ici, Apple a plutôt réussi à ouvrir son système d’exploitation mobile aux éditeurs spécialistes de la mobilité d’entreprise (EMM). Et Oh s’attend à voir la même chose avec sa montre. Pour l’heure, toutefois, la firme à la pomme n’en fait pas mention dans ses références destinées aux entreprises. Et les spécialistes de l’EMM ne sont guère plus diserts sur le support concrent de l’Apple Watch dans leurs outils.

 

En novembre dernier, Ryan Faas abordait le sujet, dans les blogs de MobileIron, pour inviter les DSI à la réflexion : « le défi est que [les montres connectées] sont tellement nouvelles que comprendre leur potentiel comme solutions d’entreprise, ainsi que les risques qu’elles peuvent poser aux données corporate est très difficile ». Et d’évoquer un « territoire inexploré ».

Plus récemment, William Dudley, chez SAP, s’est posé la question : « y aura-t-il des usages forts pour ces plateformes ? » Et comme Carman, il entrevoit immédiatement la montre connectée comme second écran, complémentaire du smartphone, pour accéder immédiatement à une information synthétique, et y réagir. Mais il va plus loin, rappelant un partenariat noué entre l’Allemand et Samsung pour le développement d’applications d’entreprises pour l’informatique vestimentaire. Et de souligner qu’ABI Research estime que le marché entreprise de l’informatique vestimentaire pèsera 19 Md$ en 2019.

Maddie Cook, d’AirWatch, souligne la part réservée aux premières applications d’entreprise, dans la présentation effectuée par Apple cette semaine, avec notamment deux applications signées Salesforce. Reste à savoir dans quelle mesure administrer ces montres dans un environnement d’entreprise.

Avec nos confrères de SearchConsumerization (groupe TechTarget).

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