Cisco mise sur les puces EPYC d'AMD pour ses premiers serveurs denses

Le constructeur californien a opté pour les processeurs EPYC d'AMD afin de motoriser son premier serveur dense, le châssis 2U UCS C4200, capable d'accueillir jusqu'à quatre noeuds serveur bi-socket EPYC.

Cisco vient de faire une infidélité majeure à Intel en décidant de s’appuyer sur les puces serveur EPYC d’AMD pour la conception de sa première solution de serveur dense. Le constructeur a toutefois pris la peine de préciser que pour l’instant, il n’avait pas d’autre plan immédiat pour produire d’autres serveurs à base de puces AMD dans sa gamme.

Historiquement, Cisco a beaucoup mis l’accent sur son offre de serveur lame et a quelque peu délaissé son offre de serveurs rack. Pourtant, de plus en plus d’applications s’appuient sur des architectures distribuées et ont besoin d’infrastructures adaptées, ce qui a amené Cisco à concevoir un châssis 2U capable d’accueillir quatre nœuds serveur. 

Ce châssis, l’UCS C4200, est le pendant chez Cisco des PowerEdge C6420 chez Dell EMC, des châssis Apollo 2000 chez HPE ou des serveurs Twin chez SuperMicro (utilisés par exemple par Nutanix). Il embarque deux alimentations redondantes de 2400W, partagées entre les quatre nœuds serveur du châssis. En frontal, il offre 24 emplacements pour disques durs et SSD de 2,5 pouces (chaque nœud pouvant accéder à six de ces disques).

Les puces EPYC préférées aux Xeon pour leur densité

Les nœuds serveur conçus pour l’UCS C4200 sont baptisés UCS C125 M5 et ont la particularité d’être les premiers dans l’offre de Cisco à s’appuyer sur des processeurs EPYC d’AMD. De façon intéressante, Cisco s’est montré très direct sur les raisons de ce choix. Les puces EPYC lui permettent de délivrer la bande passante mémoire la plus élevée du marché (33 % supérieure à celle des autres serveurs M5 à base de puces Xeon) et le plus grand nombre de cœurs possible dans un châssis 2U. Le tout avec un niveau de consommation énergétique inférieure à celui des offres concurrentes sur le marché (entendez par là les offres basées sur des puces Intel).

Selon Cisco, le serveur est conçu pour délivrer des performances exceptionnelles pour une variété d’applications. Il sera tout particulièrement adapté aux applications analytiques ainsi qu’à la mise en œuvre d’infrastructures de type software defined Storage ou de type cloud. En particulier, le C4200 et les nœuds C125 devraient pouvoir servir de base à des déploiements de l’offre hyperconvergée Hyperflex du constructeur.

Selon Cisco, chaque nœud C125 peut accueillir jusqu’à deux puces EPYC à 32 cœurs (soit 64 cœurs par nœud) épaulées par un maximum de 2 To de mémoire vive. La partie réseau est assurée par des cartes VIC de 4egénération (2 x 40 Gbit/s) et il est aussi possible d’ajouter des cartes mezzanine QLogic à 100 Gbit/s au format OCP. Chaque serveur peut démarrer depuis un couple de cartes SD installées sur la carte mère ou depuis deux disques NVMe au format M.2. Comme tous les serveurs Cisco, le C4200 est pilotable via Cisco Intersight.

Notons pour terminer qu’avec le lancement du C4200 et du C125, AMD est désormais présent au catalogue de quatre des principaux vendeurs de serveurs du marché (Cisco, Dell EMC, HPE, SuperMicro)

 

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