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Cybersécurité : Acronis réaffirme ses ambitions

Cherchant à se positionner sur ce marché depuis un an et demi, le spécialiste de la sauvegarde vient d’annoncer coup sur coup le recrutement de Candid Wüest, ancien de Symantec, et la nomination de René Bonvanie à son conseil d’administration.

Le vice-président exécutif de Palo Alto Networks en charge des comptes stratégiques, René Bonvanie, s’apprête à présider le conseil d’administration d’Acronis. Il y siégeait déjà depuis 2014.
Dans un communiqué de presse, le spécialiste de la sauvegarde indique qu’il « collaborera avec le PDG [Serguei Beloussov] et l’équipe de direction à l’élaboration et à l’exécution de la stratégie de l’entreprise ». Et c’est en particulier sur le marché de la sécurité informatique – et le segment B2B – que ses apports sont attendus : « René Bonvanie sera utile à Acronis pour consolider sa stratégie de cyberprotection sur le marché des entreprises et pour atteindre ses objectifs ambitieux qui aideront tous ses clients à devenir CyberFit ».

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L’expérience de René Bonvanie chez Palo Alto Networks est ainsi tout naturellement mise en avant par Acronis. Mais il convient de ne pas oublier non plus son siège au conseil d’administration d’Armis, une jeune pousse spécialisée dans la sécurité des objets connectés, ou de Guardsquare, créé en 2014 dans le domaine de la sécurité des applications mobiles.

Cette annonce survient dans la foulée du recrutement de Candid Wüest au poste de vice-président en charge de la recherche pour la stratégie de cyberprotection d’Acronis. Avant cela, Canding Wüest avait passé plus de 16 ans chez Symantec, notamment au poste de chercheur principal sénior sur les menaces. Il est intervenu à plusieurs reprises sur la sécurité des objets connectés, en particulier lors de l’édition 2014 de l’étape européenne de la conférence Black Hat, pour évoquer les risques associés aux outils de quantification du soi. Son recrutement semble avoir été réalisé sur fond de crise chez Symantec en Suisse, à l’issue du rachat de l’activité B2B de l’éditeur par Broadcom, l’an dernier.

Ces deux nominations résonnent comme le signal d’une ambition renforcée d’Acronis dans le domaine de la sécurité informatique. Déjà début 2017, l’éditeur travaillait à la protection contre les ransomwares, en misant sur une approche duale combinant sauvegardes en mode cloud et agent local assurant l’analyse comportementale des exécutables hors liste blanche.

Depuis, l’éditeur n’a cessé de s’inscrire dans cette tendance. À l’automne dernier, Serguei Beloussov le répétait encore : « la sauvegarde traditionnelle, c’est fini ». Et de présenter à cette occasion son Cyber Cloud, une plateforme offrant les services de sauvegarde, de reprise d’activité après sinistre, de protection contre les rançongiciels, de synchronisation de fichiers, ou encore de notarisation, depuis une console unique. Peu avant cela, Acronis avait lancé un framework de services visant à aider les entreprises à évaluer leurs risques et leur maturité, mais également à répondre aux incidents.

L’éditeur a également intégré à VirusTotal son moteur d’analyse de fichiers exécutables PE basé sur des modèles développés à partir d’apprentissage automatique, et rejoint l’organisation chargée de faire vivre les standards de test des outils anti-maliciels, l’AMTSO. En 2018, Acronis a ouvert un centre de R&D à Sofia, en Bulgarie, notamment dédié à ses projets en matière de cybersécurité.

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