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Avis de gros temps sur le transport maritime d'hydrocarbures
Des tankers (GNL/Pétrole) ont été affectés, en série, par des compromission des systèmes OT avec impacts opérationnels et risques de dommages équipements physiques.
Début septembre, une cyberattaque présumée a touché le méthanier « Vivit Africa LNG », qui transportait du gaz naturel liquéfié (GNL) depuis le terminal Cameron LNG de Lake Charles, aux États-Unis, vers le terminal Adriatic LNG en Italie.
L’incident est survenu alors que le navire, qui fait l’objet d’un contrat d’affrètement à long terme avec le groupe Vitol, naviguait vers l’est en traversant la mer Méditerranée et la mer Adriatique. L’équipage a signalé avoir perdu l’accès à certains des systèmes internes de contrôle et de surveillance du navire.
Cet incident a entraîné des perturbations opérationnelles, contraignant le pétrolier à s'arrêter avant d'atteindre sa destination (Rovigo) et à faire demi-tour. Les garde-côtes italiens sont intervenus pour assurer la sécurité de la navigation.
Le navire-citerne aurait ensuite fait demi-tour et mis le cap sur Algésiras, en Espagne, près de l’entrée de la Méditerranée, puis sur Barcelone.
Cet incident n'est pas isolé : c'est le troisième de ce type en l’espace d’environ un mois, après deux autres incidents présumés de nature cybernétique impliquant des navires-citernes de pétrole et de gaz près des côtes américaines fin août 2026.
Le pétrolier VL PROSPERITY, propriété d’Aramco, a ainsi été victime d’une cyberattaque le 7 août. Les pirates ont infiltré les systèmes de contrôle des moteurs et du carburant alors que le navire se trouvait dans le détroit de Gibraltar.
Cette intrusion a provoqué une coupure de communication de 30 heures et a failli causer des dommages physiques au moteur, ce qui a conduit les autorités américaines à ouvrir une enquête.
Le navire, transportant 2,3 millions de barils de pétrole brut, avait quitté le port égyptien de Sidi Kerir à destination des États-Unis, en passant par le détroit de Gibraltar le 7 août dernier.
Des agents de la Garde côtière américaine et du FBI ont arraisonné le navire le 21 août 2026 afin d’enquêter sur l'incident, en vérifiant l’intégrité de ses systèmes opérationnels et informatiques.
Le navire a ensuite été repéré faisant route vers le Texas et le golfe du Mexique, et les autorités américaines ont également enquêté sur un autre pétrolier le 24 août 2026.
Le Vivit Africa LNG était équipé de systèmes fournis par Kongsberg, qui a pris acte de ces informations mais a déclaré qu’il était trop tôt pour déterminer la cause ou l’impact sur la sécurité. Le navire-citerne n’a jamais déchargé sa cargaison en Italie et aurait ensuite navigué près de la Tunisie.
