IA en entreprise : l’industrialisation reste marginale (étude)

D’après TCS, le pourcentage d’entreprise qui a fait passer l’IA et l’IA agentique à l’échelle est inférieur à 10 %. Les coûts difficilement prévisibles sont un freins majeur, aux côtés de la qualité des données et de la cybersécurité.

Une étude de Tata Consultancy Services (TCS) publiée en ce début novembre 2026 nuance très fortement les discours marketing de nombreux éditeurs. D’après ce rapport le cabinet de conseil constate que très peu d’organisations auraient réellement fait passer l’IA à l’échelle.

Dans le détail, seuls 8 % jugent leurs « plateformes d’IA » pleinement déployées. Elles sont 6 % à considérer que les modèles d’IA (LLM) sont complètement industrialisés. Et 4 % auraient une IA opérationnelle dans leurs « environnements applicatifs » (ERP, CRM, etc.).

Ces chiffres concernent l’entreprise dans sa globalité. Sur des périmètres plus restreints, quelques agents IA sont déployés. Mais là encore la proportion est faible : 9 % des organisations les utiliseraient aujourd’hui pour orchestrer, de façon sécurisée, des workflows entre applications métiers.

Et ils restent peu autonomes. 10 % autorisent l’IA à prendre certaines décisions sans intervention humaine sur certaines fonctions.

Des points bloquants classiques et une tarification opaque

Parmi les « pain points », la difficile évaluation des coûts d’infrastructure et de compute sont cités comme un obstacle majeur à ces projets.

Cette imprévisibilité oblige à mettre en place des outils pour encadrer la consommation. Mais là encore, si les choses sont en cours, elles ne sont pas encore faires. TCS estime qu’à peine 6 % des entreprises optimisent en continu la valeur générée par rapport à leurs coûts de token (et/ou de compute).

Les deux autres irritants principaux sont plus traditionnels. Ils concernent l’éternel problème de la qualité des données et l’accompagnement au changement pour susciter l’adoption auprès des métiers.

Mais ils ne sont pas les seuls, pour Amit Kapur, Chief AI and Services Transformation Officer de TCS, « les préoccupations légitimes autour de la sécurité, de la gouvernance et de la résilience » freinent également encore ces projets.

La productivité plus que la transformation

Sur les bénéfices des projets d’IA, le gain de productivité (cités par 84 % des dirigeants) l’emporte largement sur la transformation qui génère des gains de revenus (10 %).

L’étude a été menée auprès de 1 333 dirigeants et décideurs IT de grands groupe (plus de 500 millions $ de chiffres d'affaires) dans 25 pays et 12 secteurs.

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