Transformation numérique : GDF Suez investit dans les drônes

La société Red Bird collecte des données à partir de drones et les traite dans des applications métiers.

Comme un symbole de la transformation numérique, GDF Suez a décidé d’entrer au capital de la start-up française Red Bird, spécialisée dans le traitement des données collectées par des drones civiles. L’énergéticien qui, comme nombre d’utilités dans le monde, cherche dans le numérique des nouveaux services, a injecté 2 millions d’euros dans cette société née en 2012, via sa filiale GDF SUEZ New Ventures.

Le modèle de Red Bird s’adosse d’abord à une flotte de drones, adaptés à des typologies d’usages précis. A cela s’ajoute logiquement une couche logicielle qui permet de développer des applications métiers. La société développe des solutions pour les grands réseaux d’infrastructures, comme le transport et l’énergie, la construction et les travaux publics, mais également pour l’agriculture de précision, indique le site Internet de Red Bird. A titre d’exemple, la société a développé une solution pour détecter les maladies de la vigne, telle que la flavescence dorée, permettant d’anticiper et de réduire les traitements phytosanitaires ; ou encore une autre pour détecter et cartographier  la végétation intrusive aux abords des réseaux de transport ou d’électricité dans le but d’optimiser les opérations de maintenance.

Avec ces 2 millions d’euros, Red Bird, compte se renforcer dans le domaine des travaux publics et « accélérer sa croissance sur les autres secteurs industriels auxquels elle s’adresse (réseaux ferroviaires routiers, réseaux électriques, bâtiment, génie civil, agriculture…) », précise un communiqué.

Pour GDF Suez, cette montée au capital s’inscrit dans une stratégie globale d’investissement dans les nouvelles technologies. Une stratégie qui vise à favoriser l’émergence de nouveaux services auprès des clients, portés par le numérique. L’utilité a notamment investi dans « la mobilité électrique, la gestion intelligente des données de consommation électrique et l’internet des objets », selon elle.

Surveillance et maintenance de grandes infrastructures par drones

Ces données techniques collectées par drones « sont susceptibles de diminuer à court terme les coûts d’exploitation de ses grands métiers d’opérateur de réseaux et de prestataire de services multi-techniques et d’améliorer la qualité des services rendus aux clients », assure-t-il encore.

A travers cette prise de participation, les deux sociétés entendent collaborer sur « la maintenance et à la surveillance des infrastructures gazières, et « les services aux clients industriels et aux collectivités publiques en matière de  sécurité, de thermographie, de topographie », notamment.

L’intérêt de GDF Suez pour les start-ups innovantes n’est pas nouveau. Le groupe a par exemple créé un incubateur baptisé «Pour une meilleure énergie dans la Ville» autour de l’amélioration de l’efficacité énergétique des villes. Le mois dernier, cet incubateur a accueilli 5 jeunes pousses : Datapole (mesure de performance et suivi d’activité en Saas), Energiency (Big Data et analyse prédictive « pour identifier des gisement d’économies d’énergie »), Partnering 3.0 (robotique), Sharette (covoiturage) et Smart Impulse (compteur intelligent).  

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