AMD, en berne, sort du marché des serveurs denses

Face à des résultats en berne, AMD décidé de sortir du marché des serveurs denses , initialement SeaMicro. Le groupe conserve une partie de la propriété intellectuelle.

Lors de la publication de ses résultats pour le premier trimestre de son exercice 2015, AMD a indiqué son intention de sortir du marché des micro-serveurs. Un segment sur lequel le groupe était arrivé par le biais du rachat de la société SeaMicro en mars 2012, pour 334 millions de dollars.

Pour mémoire, les architectures de micro-serveurs, ou de serveurs de haute densité,  ont pour objectif de répondre aux besoins des datacenters. Ils forment, au sein d’une architecture unique, un cluster de processeurs basse consommation, qui, cumulés, fournissent une puissance capable de soutenir des applications Web par exemple, tout en conservant une consommation énergétique réduite. Ce qui en faisait, à l’époque – et selon le discours d’AMD -, un concept propice aux workloads d’un datacenter

A l’origine, l’architecture de SeaMicro s’adossait aux puces Atom d’Intel, mais lors du rachat, AMD avait confirmé souhaiter y porter sa technologie Opteron. La prochaine puce ARM du constructeur, une architecture de puce derrière laquelle AMD s’est également rangé, ne sera désormais pas associée à SeaMicro.

« Alors que nous mettons des priorités dans nos investissements et que nous simplifions nos activités, nous avons pris la décision au premier trimestre de sortir du segment des serveurs denses, », a précisé Lisa Su, la CEO du groupe dans une conférence avec les analystes. Elle a ajouté que désormais la priorité était donnée  au développement des puces serveurs. « Nous prévoyons de très fortes opportunités dans les processeurs ARM et x86 hautes performances pour les marchés du datacenter et de l’infrastructure et nous allons continuer à investir massivement dans ces domaines », soutient-elle.

Un marché qui n'émerge pas

Promises à un avenir radieux, il y a quelques années, les activités de serveurs denses chez AMD n’auraient donc pas obtenu le succès escompté.

« Les microserveurs ne se sont pas développés au rythme auquel nous pensions il y a deux ans », explique encore Lisa Su. « Selon notre vision du marché, notre cœur de métier réside réellement dans les processeurs et nous allons attaquer le marché des serveurs avec des processeurs standards ou semi-personnalisés. »

Reste qu'à l’heure actuelle, AMD ne précise pas ses intentions. Devinder Kumar, le DAF du groupe, a confirmé que la « fabrique » SeaMicro serait conservée dans le portefeuille de propriétés intellectuelles du groupe.

Aucune information n’a été communiquée quant au sort des autres composants (comme une revente par exemple). Devinder Kumar indique qu’une charge de 75 millions de dollars est associée à l’opération.

Un premier trimestre dans le rouge

Cette rationalisation des activités s’inscrit dans un contexte financier morose pour le groupe. Pour son premier trimestre 2015, AMD a publié un chiffre d’affaires en recul de 26% en un an, à 1,03 milliards de dollars. Le groupe affiche également une perte de 180 millions de dollars.

Globalement, AMD souffre d’un marché des PC sur le déclin, résume Lise Su.

Mais ce sont toutes les lignes du groupe qui affichent une courbe descendante sur les trois premiers mois de l’année. Les activités « Computing and Graphic » reculent de 38% d’une année sur l’autre, à 532 millions de dollars. La ligne « Enterprise, Embedded and SemiCustom » recule, elle de 7% , à 498 millions de dollars. AMD évoquent la mauvaise des ventes de SoC.

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