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Google pousse à la placardisation de Flash

Google pousse à l’adoption de HTML5 pour les publicités, à la place de Flash. Le signe que la fin approche pour la technologie d’Adobe ?

Début juin, Google avait annoncé la couleur : dans un billet, son service AdWords de régie publicitaire invitait clairement à passer à HTML5. Et d’expliquer sa décision : améliorer les performances et réduire la consommation d’énergie des navigateurs Web. Et du sien en particulier, Google Chrome : jusqu’ici, celui-ci embarquait un réglage permettant de désactiver le lancement automatique des contenus Flash. C’était à l’utilisateur d’activer ce réglage ; à compter de ce premier septembre, ce sera à l’utilisateur de le désactiver.

Pour ses clients annonceurs, Google propose un service de conversion automatique de Flash vers HTML5. Il suggère en outre des outils et des modèles de création de publicités au même format. Les annonceurs non clients d’AdWords n’ont de leur côté d’autre recours que… de passer à HTML5 s’ils ne veulent pas que leurs publicités perdent toute audience sur Chrome.

Selon NetMarketShare, le navigateur Web de Google dispose à ce jour d’une part de marché de près de 28 %, contre plus de 53 % pour Internet Explorer. Mais en septembre 2014, Chrome n’était qu’à 21,1 %, contre plus de 58 % pour le navigateur de Microsoft.

Le choix de Google pourrait donc bien avoir un impact concret sur la publicité en ligne. D’autant plus que la prochaine version de Safari, le navigateur Web d’OS X, attendue pour l’automne, ne fait non plus de cadeaux à Flash : elle laissera à l’utilisateur le choix de le bloquer ou non, site Web par site Web. De son côté, Safari représente un peu plus de 5 % de parts de marché.

Voilà de quoi renforcer, si nécessaire, les voix qui plaident en faveur de la disparition de Flash. Celles-ci s’étaient faites entendre, mi-juillet, à l’occasion de la divulgation d’exploits inédits utilisés par Hacking Team. Alex Stamos, RSSI de Facebook, avait alors ouvertement appelé à l’abandon de Flash. Mozilla et Google avaient de leur côté pris l’initiative de bloquer complètement toute version de Flash antérieure à celle distribuée par Adobe ce mardi 14 juillet, en réaction à ces divulgations.

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