Talend : les entreprises françaises, de plus en plus réceptives au Big Data

A l’occasion de son événement Talend Connect, l’éditeur a invité les entreprises françaises à devenir Data-driven et à prendre le train du Big Data.

« Devenir data-driven est un voyage et non pas une destination. » C’est en ces termes qui résonnent que Bernard Liautaud (le fondateur de BO, en illustration) l'un des membres du conseil d’administration de Talend a résumé la vision de l’éditeur en matière de gestion des données, à l’occasion de l’événement Talend Connect qui s’est tenu cette semaine à Paris.

L’éditeur qui fêtera bientôt ses 10 ans avait réuni clients et partenaires, avec un message clé : celui de les inviter à considérer l’exploitation de la données dans leurs activités et d’ajuster leur modèle économique. Pointant du doigt la mutation du marché et du contexte technologique – Comprendre Big Data, mobilité, accroissement de la puissance de calculs et nouvelles opportunités offertes par de nouvelles bases de données. « Avec BO, on optimisait les processus en place. Aujourd’hui, la donnée est un facteur de transformation. Il ne s’agit plus (seulement) d’optimiser ». Le passage d’une ère de la BI, nous sommes donc passés à celui du « data-driven » pour reprendre son expression. Un discours souvent repris par les grands acteurs du marché de la gestion des données et du Big Data. 

Aujourd’hui Talend réalise d’ailleurs 40% de son chiffre d’affaires dans la vente de solutions pour le Big Data – notamment via sa solution Talend 6. « Les technologies autour de Hadoop et de NoSQL du groupe sont les lignes produits les plus populaires dans ce domaine au niveau mondial », explique Mike Tuchen, le CEO de Talend lors d’un entretien avec la rédaction.

La France commence à prendre le train Big Data

La France reste certes en retrait sur ce segment, derrière les US, mais Mike Tuchen note que « de nombreux clients français bénéficient aussi désormais de ces technologies ».  Des clients comme KLM – Air France mentionné lors de l’événement. La compagnie aérienne a déployé des capacités analytiques pour la maintenance prédictive de ses appareils.

« Sans surprise, la France est le pays qui pèse le plus en Europe – Talend est toujours une entreprise française.  Les Etats-Unis l’ont pour la première fois dépassés au troisième trimestre », confirme-t-il.

 Dans l’Hexagone, les secteurs de la distribution, du secteur public, de l’industrie manufacturière ainsi que les transports tirent la croissance de la société. « Il existe de nombreuses opportunités pour nous dans l’économie françaises. »

 Mais les clients français utilisent aussi les outils d’ETL classiques du groupe, raconte Mike Tuchen. Un mixe outils classiques d’intégration et de technologies Big Data émergentes. La marche en avant des entreprises françaises vers le Big Data n’en est qu’à ses débuts. « Mais nous anticipons le fait que cela se généralise d’ici deux ans. »

 Mais ce n’est pas tout. A l’image de nombre d’éditeurs middleware, Talend lui aussi souhaite engager un dialogue nourris avec les départements métiers. Cela se transcrit par exemple dans le catalogue produit par une offre d’intégration Cloud (Cloud Integration) ou encore un outil de préparation, de nettoyage et de transformation des données (Data Preparation). Ce dernier vise davantage les analystes dans une démarche de type self-service que les DSI.

 « La cible initiale de Talend était les développeurs d’applications et de d’ETL. Mais au fur et à mesure que nos offres Cloud se lancent, nous réalisons que les scenarii bâtis autour cet environnement sont échafaudés par les départements métier », commente-t-il. Selon lui, il existe bien un nouveau rôle, un rôle qui pourrait faire « la jonction entre les métiers et l’IT ». « Les produits doivent désormais compter pour ce nouveau rôle, et plus important, nous nous adressons à ce rôle pour la vente. » L’analyste de données pourrait donc être l’un d’entre eux.

En ce sens, Talend s’est donc façonné un réseau de partenaires capables de comprendre les besoins métiers des entreprises. Et avec l’approche très prisée de l’analyse de données en self-service,  Mike Tuchen ne serait pas surpris que « de nouveaux partenaires émergent. Tableau fait déjà cela et ils ont besoin d’outils d’intégration ». 

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