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Accenture place l’automatisation au cœur du développement du numérique

La société de service présente sa plateforme MyWizard dont les outils d’automatisation et de Machine Learning visent à optimiser et accélérer le développement de projets applicatifs.

Automatiser pour laisser le champ libre à la transformation numérique.  C’est sur ce terrain qu’Accenture a décidé de positionner une plateforme  d’automatisation de services applicatifs d’entreprise nommée MyWizard. L’idée : proposer des mécanismes d’automatisation et d’intelligence artificielle pour accélérer la gestion de projet applicatif, leur développement et leur mise à disposition sur le marché. En bref, un maillon essentiel des entreprises dans leur transformation numérique.

Cette plateforme, en gestation depuis 2 ans chez Accenture et hébergée sur Azure, est actuellement utilisée en France dans le centre de Nantes de la société. Elle s’appuie sur plusieurs fondamentaux, comme la connaissance d’Accenture en matière d’actifs sectoriels. Cela permet à la plateforme d’embarquer des méthodes et des outils d’analyse, mais également d’avoir accès à la base de connaissance du groupe en matière de modèles opérationnels métiers, de processus et d’indicateurs de performances.  

Pour la société, l’un des intérêts de l’automatisation – et donc de cette plateforme – est que justement, elle permet d’éviter les tâches répétitives généralement très chronophages et couteuses opérées par les DSI. Et ce, pour mieux allouer les ressources à des tâches dites à valeur. Comprendre celles, par exemple qui permettent de basculer avec le numérique. « Automatiser pour optimiser », résume en quelques mots Bahskar Ghosh, à la tête de la division Technology Services d’Accenture, dans un entretien avec la rédaction. « L’automatisation est aujourd’hui un concept qui va changer radicalement la façon dont nous délivrons les applications et la structure financière du delivery. Aujourd’hui nous pouvons fournir un certain nombre de travaux via des processus automatisés, avec des gains de productivité de l’ordre de 60% à 70% », ajoute-t-il. C’est là qu’intervient la plateforme MyWizard.

Cognitif et Machine Learning pour rendre des agents virtuels intelligents

Pour supporter cette mécanique d’automatisation, celle-ci embarque des rouages de Machine Learning, d’informatique cognitive et d’autres algorithmes. L’ensemble se traduit graphiquement auprès des utilisateurs via des agents virtuels personnalisés. La plateforme en compte trois, chacun dédié à un ensemble de tâches spécifiques : un datascientist, un spécialiste des tests virtuels (de quoi optimiser et rationaliser les procédures de tests avant la mise en production), et ce que le groupe nomme une vigie virtuelle  (une forme de Scrum Master, qui suit l’évolution d’un projet de développement agile). Le tout orchestré pour -accélérer les cycles de mises à disposition d’applications sur le marché et leur maintenance.

« Jusqu’alors les plateformes d’automatisation reposaient sur des systèmes de règles », commente Bahskar Ghosh. « Avec le cognitif, il est désormais possible d’utiliser des technologies de Machine Learning et d’aider mon agent artificiel à apprendre en continu au fur et à mesure des usages. »

Ces agents intelligents peuvent ainsi identifier des patterns d’usage, élaborer des modèles de décisions pour résoudre un problème et adresser la solution à la bonne personne.

« L’automatisation peut être apportée à certains processus », explique Bahskar Ghosh. « Avec la puissance de l’automatisation, je peux éliminer toutes les tâches manuelles répétitives du département IT. On ne peut certes pas automatiser tous les processus, mais 50% à 60% des processus automatisés sont aujourd’hui standard. »

Les briques technologiques qui composent la plateforme sont issues des laboratoires d’Accenture – c’est le cas des technologies d’intelligence artificielle par exemple et celle de langage naturel. Mais le groupe a également travaillé avec le MIT qui a codé les algorithmes, dans le cadre d’un partenariat.

Mais au-delà,  cette plateforme  se veut aussi ouverte, poursuit Bahskar Ghosh. Celle-ci repose donc sur ce qu’il baptise une « architecture liquide » ; comprendre que l’on peut y connecter d’autres technologies. La plateforme est par exemple ouverte à d’autres outils d’intelligence artificielle, pour ne pas se fermer à d’autres technologies qui pourraient apparaître, indique-t-il en substance. Dans ce cadre, des travaux ont par exemple été réalisés avec IBM pour se rapprocher de Watson.

 

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