Open va bien mais peine à recruter

La société, qui a présenté des résultats semestriels en croissance, devrait atteindre son objectif de 300 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2016. Mais comme ses homologues, elle peine à recruter suffisamment de collaborateurs pour mener à bien les projets de transformation numérique de ses clients.

« Nous pourrions créer entre 100 et 200 postes, là, tout de suite, pour répondre aux besoins des nouveaux projets que nous menons pour nos clients », affirme Guy Mamou-Mani, co-président du Groupe Open. Comme les autres Entreprises de services du numérique (ESN), Open a du mal à recruter tous les talents dont elle aurait besoin. Elle multiplie donc les initiatives pour augmenter son effectif, de 3 500 personnes actuellement. Le récent rachat de l'agence de communication digitale La Netscouade, créée par Benoît Thieulin, qui devient directeur de l'innovation du Groupe Open, lui apporte une quarantaine de personnes rompues au numérique.

Autre apport de nouveaux collaborateurs, Open a recruté 50 personnes en trois mois dans le cadre du dispositif de Préparation opérationnelle à l'emploi (POE). Mené en partenariat avec Pôle Emploi et l'organisme de formation Fafiec, ce dispositif permet de former des demandeurs d'emplois qui sont embauchés dans l'entreprise à l'issue de leur formation de trois à six mois. Par ailleurs, Open mise sur sa croissance et ses bons résultats pour améliorer son attractivité auprès des candidats.

500 millions d'euros en 2020

Et c'est vrai que les résultats semestriels que la société vient de présenter sont bons. Au cours du premier semestre de l'exercice 2016, Open a réalisé un chiffre d'affaires de 152,8 millions d'euros, en croissance de 7,8 % par rapport au premier semestre 2015. Le taux de croissance atteint 9,6 % pour la France, qui représente 92 % du chiffre d'affaires global. Ce sont les mauvaises performances des filiales hollandaise (-22,8 %) et belge (-14,6 %) qui ont impacté le taux global. Open a remercié le patron des Pays-Bas et tente de redresser la Belgique, « mais nous ne nous obstinerons pas », avoue Frédéric Sebag, co-président. Les activités de « transformation digitale » progressent pour leur part de 20 % et ont engrangé 20 millions d'euros au cours du semestre.

Open enregistre son 14ème trimestre consécutif en croissance. « Nous atteindrons donc notre objectif de réaliser un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros cette année », s'est félicité Guy Mamou-Mani qui a rappelé qu'Open visait 400 millions d'euros en 2018 et 500 millions d'euros en 2020.

Un dispositif digital abouti

Open est engagée dans plusieurs projets de transformation numérique avec ses grands clients. Pour les mener à bien, l'ESN veut bâtir une offre de bout en bout basée sur des plateformes d'innovation technologique et de e-commerce. Elle a développé des « expertises » et des « solutions digitales » dédiées aux grands thèmes du numérique que sont l'IoT, le Big Data, le commerce digital, la mobilité et la communication digitale. Le rachat de La Netscouade lui apporte des compétences dans ce dernier domaine. « Cette acquisition complète notre dispositif digital qui est maintenant abouti », a constaté Frédéric Sebag, « et elle nous ouvre le marché des entreprises de taille intermédiaire (ETI) qui constituent l'essentiel des 70 clients de La Netscouade ».

Il reste une ombre au tableau pour Guy Mamou-Mani, le numérique est le grand absent de la campagne électorale qui démarre. L'ex-président de Syntec Numérique a toujours promu le potentiel du numérique dans le développement de l'éducation, de l'emploi et donc de l'industrie et de l'économie. Il regrette que le mot n'ait été prononcé par aucun des candidats déclarés ou non.

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1 commentaire

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Si la SSII Open et ses consoeurs ont du mal à recruter malgré 80 000 chômeurs dans la profession, c'est peut-être parce que leur marque employeur est toujours aussi déplorable...
Avant de prétexter la pseudo-pénurie de main d'oeuvre, les "marchands de viande" devraient commencer par balayer devant leur porte !
Et ce n'est pas grâce à des artifices de communication (style renommer les SSII en ESN...) que les choses vont changer...
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