Syntec : 1,8% de croissance pour le secteur numérique en 2015

Lors de sa conférence semestrielle, Syntec Numérique a présenté les perspectives 2015 pour le secteur. Ses trois métiers, conseil en technologie, conseil et services, et édition de logiciels, sont stables ou en croissance. Le secteur dans son ensemble croîtra de 1,8% et recrutera 35 000 personnes.

« Je peux vous l'affirmer, le numérique a de beaux jours devant lui ! ». A l'occasion de la conférence semestrielle de Syntec Numérique, Guy Mamou-Mani, son président, n'a pas caché sa confiance dans les perspectives du secteur. Il est vrai que, dans le contexte de l'économie française, les chiffres du numérique ont de quoi rendre optimiste.

A commencer par une situation de l'emploi qui est plutôt bonne. Selon les chiffres de l'APEC, les activités informatiques et télécommunications devraient permettre 35 000 recrutements cette année, contre 34 400 en 2014. Cela correspondrait à la création nette de 10 000 nouveaux postes dans l'année. « Surtout, le secteur affiche dix-huit trimestres consécutifs de créations d'emplois », se félicite Guy Mamou-Mani.

Une croissance légèrement supérieure aux prévisions

Syntec Numérique a également revu à la hausse les chiffres pour 2014. L'organisation professionnelle avait tablé sur une croissance de 0,7% ; le secteur a finalement bénéficié d'une croissance de 0,9%. Pour 2015, les prévisions de croissance s'inscrivent à 1,8%, portées par le léger redressement du conseil en technologie et la croissance de l'édition de logiciels (3,4%). Le secteur pèse 50,4 milliards d'euros.

Cette croissance est due à l'augmentation de la dépense externe des Directions des systèmes d'information (DSI). En 2015, près d'une DSI sur deux (49%) augmentera ses dépenses externes ; elles n'étaient qu'une sur trois (33%) en 2014. La croissance est aussi due en partie aux thèmes regroupés sous l'acronyme SMACS (Social, mobilité, analytique, Cloud et sécurité), qui progresseront de 18% en 2015 pour représenter 5,5 milliards d'euros, soit 13% du marché des logiciels et des services.

Ces segments sont portés par les projets de transformation numérique qui démarrent dans les entreprises. « Politiques et industriels ont intégré le numérique dans leur discours, tout porte à croire que nous passerons du discours aux actes en 2015 », ajoute Guy Mamou-Mani.

Améliorer l'attractivité et la féminisation du secteur

Le conseil en technologies se remet de l'impact de la crise dans l'automobile (2009) et de la diminution de la R&D dans l'aéronautique (2013) qui lui ont valu des baisses, respectivement, de 7%  et de 1,5%. En 2015, ce métier, qui représente 17% du marché global du secteur, devrait rester stable.

Les métiers du conseil et des services (61% du marché) bénéficieront d'une croissance de 1,7%, essentiellement portée par le conseil et l'intégration. Enfin, l'édition de logiciels (22% du marché) progressera pour sa part de 3,4%.

Syntec Numérique a insisté sur son engagement et ses efforts pour améliorer l'attractivité du secteur auprès des jeunes ainsi que pour sa féminisation. Les femmes ne représentent encore que 27,3% de l'effectif alors que ce taux est de 48,4% pour l'ensemble de l'économie.

L'organisation professionnelle a également œuvré pour la défense du Crédit d'impôt recherche (CIR). « Malgré les engagements des pouvoirs publics, le CIR est systématiquement remis en cause. Sans notre combat quotidien pour le défendre, il aurait certainement disparu pour le numérique », affirme Guy Mamou-Mani. Syntec Numérique a été auditionné par la Commission du Sénat qui étudie actuellement le CIR et il participe à la commission tripartite avec le ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et l'administration fiscale.

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