Peu de clients SAP mesurent les performances de HANA et S/4 HANA

En matière de gestion et d’analyse des performances sur HANA, les clients font aujourd’hui confiance à SAP.

HANA et S/4 HANA, avec les mutations techniques que ces technologies impliquent,  ont-ils finalement poussé les entreprises à mieux écouter et mesurer les performances ? C’est une des questions que l’on pourrait se poser alors que, justement, les promesses d’optimisation des processus globaux et d’exploitation des données sont des critères clés dans les discours de l’éditeur allemand.

Si, comme le révèlent les résultats de la dernière étude 2016 de satisfaction de l’USF, les utilisateurs SAP manquent encore d’informations quant à S/4 HANA, peu ont encore mis à l’épreuve du feu la nouvelle technologie de SAP.

Pourtant, les utilisateurs y réfléchissent bien, a confirmé  Patrick Redouté, responsable de comptes chez le spécialiste de l’APM (Application Performance Management), et considèrent aussi les offres Saas et RH de l’éditeur, a-t-il confirmé.

Peu d’anticipation, les clients ont confiance en SAP

 Mais pour l’heure, lorsqu’on parle de mesurer les performances, les utilisateurs font encore davantage confiance à SAP…du moins en première intention. « Tous les  utilisateurs font finalement confiance à SAP. Car (Ils estiment que) le problème se trouve davantage dans la modélisation des processus ». Mais en ce qui concerne les performances, ajoute-il, le refrain côté clients est encore le suivant : « on a des chances que cela se passe bien au final. Inutile donc de mettre en place un projet d’APM en parallèle». Surtout avec les investissements initiaux consentis dans le déploiement de solutions SAP.

S’il confirme que les utilisateurs qu’il a pu rencontrer sont « contents » des performances de SAP HANA, la base de données In-Memory de l’éditeur allemand – les premiers déploiements commencent donc à livrer leurs fruits - , les avis sur S/4 HANA sont aujourd’hui un autre sujet, constate-t-il. Pourtant, c’est bien là qu’il existe de plus en plus de failles potentielles techniques. Mais sans projets concrets, difficile finalement de s’en apercevoir. 

Au final, lorsqu’on évoque le sujet de l’APM, les clients qui ont franchi le pas sont ceux qui ont déjà connu des antécédents. Mais pour l’heure, « peu de clients anticipent », résume Patrick Redouté.

Pourtant, même si ces nouvelles technologies SAP ne sont que la partie émergée d’une base installée SAP, elles offrent aujourd’hui des possibilités d’ouverture qui permettent de mieux en comprendre la mécanique, résume Patrick Redouté.  « SAP s’est par exemple calé sur les standards, comme HTML 5, JSON ou XML, explique-t-il et est désormais plus ouvert. » Aujourd’hui l’essentiel des utilisateurs est certes encore sous SAP GUI (le moteur d’interface de R/3 de l’éditeur allemand), reconnaît-il – Dynatrace supporte SAPGUI dans ses analyses de performances. Mais grâce à cette ouverture, poursuit-il, « on peut aller davantage dans les détails ». Jusqu’alors, si on pouvait en effet analyser les performances des systèmes SAP, « on ne déterminait pas où était le problème », commente-t-il. Une fois une dégradation des performances identifiée, SAP se chargeait d’en connaître la source – une ligne de code par exemple. Aujourd’hui, Dynatrace y voit bien une réelle opportunité pour ses outils d’APM. 

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