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La communauté française de PostgreSQL se structure pour les entreprises

Un représentant de la SNCF, nommé vice-président de l’association PostgreSQL FR, coordonnera désormais un groupe de travail centré sur les entreprises.

Les entreprises ont finalement décidé de prendre part au débat.  A l’occasion du Paris Open Source Summit 2016, la communauté francophone de PostgreSQL, représentée par l’association PostgreSQL FR, a officiellement mis sur les rails un groupe de travail thématique destiné à amener une démarche axée sur les entreprises au sein du projet. Ce groupe de travail « Entreprises » a été initié par Simon Clavier, en charge de la stratégie du logiciel libre et ouvert, à la DSI de la SNCF, qui en sera également le coordinateur. Surtout, à l’occasion de l’assemblée générale de l’association qui s’est tenue cette semaine, Simon Clavier a été nommé vice-président de PostgreSQL FR. Il s’agit là de la première fois que l’association compte parmi ses membres du bureau une société utilisatrice de la base de données Open Source.

« Un changement majeur d’attitude »

« Cela marque un changement majeur d’attitude des entreprises. Une prise de conscience que le logiciel libre n’est pas qu’un moyen économique, mais qu’il faut désormais devenir acteur de la communauté pour en faire la promotion », constate Damien Clochard, le président de PostgreSQL FR.

Ce groupe fonctionnera en fait comme un club de sociétés utilisatrices de la base Open Source et devra mettre en musique une stratégie adaptée.  Dans un premier temps, ce groupe de travail a pour ambition de faciliter les échanges de retours d’expérience et des difficultés rencontrées, précise Simon Clavier, mais aussi de créer « des liens entre les équipes techniques, et d’identifier ce qui manque à PostgreSQL », note-t-il enfin.  L’un des intérêts mis en avant est également celui de pouvoir identifier et de mutualiser les besoins. Pour cela, il s’agit se reposer sur la communauté qui assurera un rôle d’interface. Financement et développement mutualisés sont aujourd’hui à l’étude et font partie des orientations de ce groupe de travail.

 Au final, d’un point de vue technique, l’idée est de fédérer les idées et les traduire en besoins technologiques véritables pour « avoir les mêmes outils que ceux disponibles sur le marché ». La supervision, l’exploitation et la haute disponibilité sont par exemple des axes de travail cités par le responsable de la SNCF.

Mais pour l’heure, il s’agit bien de favoriser les échanges, le partage et la communication. « Ces entreprises n’ont pas forcément l’habitude d’utiliser les outils de la communauté (pour nourrir cette collaboration recherchée, NDLR). De plus, il leur est difficile d’apparaître publiquement sur ces sujets », poursuit Damien Clochard.  L’objectif est donc d’abord de mettre en place des canaux de communication restreints pour qu’ils puissent échanger entre eux. Le groupe de travail se veut basé sur le confiance et la confidentialité ». Par exemple, les  prestataires de services, qui pourraient être tentés de vendre par la suite du service, en sont exclus.

La mutualisation des besoins peut aussi leur permettre de solliciter collectivement des prestataires de services ou des éditeurs et d’entamer des négociations sur un autre plan, illustre-t-il.

A ce jour, outre la SNCF, Air France et Météo France font partis des sociétés utilisatrices membres de l’association. 

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