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La mobilité s’apprêterait à entrer dans l’ère de "l’après-applications"

Lors d'un événement en Afrique du Sud, les analystes du cabinet Gartner ont dévoilé leur vision de la mobilité. Ils prédisent l'avènement d'une ère "post-app", à laquelle les entreprises vont devoir se préparer, avec de nouveaux talents.

Alors que la convergence des appareils, automates (bots), objets et individus s’accélère, les entreprises vont devoir apprendre à exceller dans la mobilité, tout en se préparant à l’ère de l’après-applications.

Fin septembre, à l’occasion d’un symposium organisé en Afrique du Sud, David Willis, vice-président et analyste émérite de Gartner, a ainsi présenté sa vision d’un futur possible pour le monde de la mobilité.

Et pour lui, oui, chacun continuera d’utiliser des applications mobiles, mais leur importance globale, en termes de fourniture de services, devrait décliner au cours des prochaines années, lançant la place aux assistants personnels virtuels et aux automates conversationnels : « l’ère de l’après-applications est celle où il y aura plus de données et de code dans le Cloud et moins sur les terminaux, grâce à l’amélioration continue des performances des réseaux cellulaires ».

Selon David Willis, l’entrée dans l’ère post-applications doit se faire de manière progressive, autour de 2020 et au-delà. Mais « elle a déjà commencé et les organisations devraient s’y préparer en étant agiles et tactique, en pensant à de nouvelles compétences, en évaluant les opportunités créées par cette ère, et en développant une stratégie numérique qui intègre différentes technologies ».

Et le développement exponentiel attendu de l’Internet des objets est l’une des forces qui vont pousser à l’émergence d’une mobilité moins dépendante des applications.

En outre, David Willis estime que le BYOD et le BYOA – Bring Your Own Applications – vont devenir la norme dans une majorité d’organisations, alors qu’une nouvelle tendance émerge : le très probable BYOT, pour Bring Your Own Things. Lequel aidera à introduire de nouvelles plateformes et techniques d’interaction qui réduiront le besoin pour des applications dédiées.

Selon Gartner, d’ici à 18 mois, un quart des nouvelles applications mobiles sera capable de discuter avec des objets connectés. Pour l’heure, relève Willis, navigateur Web et application mobile seront le moyen préféré de communication de ces objets avec des smartphones. Mais ce ne sera que temporaire. Pour l’analyste, des technologies telles que l’intelligence artificielle, le traitement du langage naturel, et les automates intégrés ouvriront de nouvelles opportunités d’interaction avec les utilisateurs.

Nombre de plateformes de messagerie permettent déjà aux utilisateurs de dialoguer avec des entreprises en s’appuyant sur ces technologies pour obtenir des informations et des réponses à des questions de base. Mais les organisations peuvent commencer à explorer de nouvelles interfaces et de nouveaux services permettant aux développeurs d’aller plus loin.

« Au lieu de se connecter à un système pour remplir des formulaires compliqués avec des cases, les utilisateurs peuvent poser une question à un bot qui va leur répondre ou négocier à leur place en fonction des règles et des connaissances du système », explique Willis. De là, le passage se fera aux systèmes qui gèrent les interactions avec les clients, « du marketing aux ventes ».

Adapté de l’anglais.

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