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Mobilité d’entreprise : comment Soti se différencie

Le Pdg de Soti, Carl Rodrigues, détaille le positionnement de son entreprise sur un marché qui apparaît de plus en plus dominé par quelques gros acteurs, et en particulier Airwatch.

Plus que jamais, le marché de la mobilité d’entreprise (EMM) apparaît verrouillé, dominé par VMware, avec Airwatch, suivi par MobileIron, IBM et Blackberry. Avec Citrix, Ivanti, Microsoft, et Sophos, Soti est classé parmi les visionnaires, par Gartner. Mais cela, c’est sans compter avec la question des cas d’usage. Blackberry peut se targuer d’une forte présence là où la sécurité doit être maximale. Mais pour les cas génériques de gestion de la mobilité d’entreprise, c’est une autre histoire. Le Canadien arrive en tête pour deux cas d’usage – secteurs réglementés et terminaux non contrôlés –, tandis qu’Airwatch s’impose pour tous les autres. Ou presque : Soti domine pour les terminaux spécialisés, mais d’une courte tête. Le français Coppernic, qui vise des domaines de mobilité très spécifiques – traçabilité industrielle, manutention portuaire, gestion des déchets, etc. –, s’appuie d’ailleurs sur les outils de Soti pour son offre de services d’administration de terminaux mobiles (MDM). Carl Rodrigues, Pdg de Soti, n’est pas dupe. Pour lui, « n’importe qui ne vendant que de l’EMM aujourd’hui est un dinosaure ». Son entreprise compte plus de 17 000 clients entreprises à travers le monde.

Sur quoi les entreprises pensant mobilité doivent se concentrer aujourd’hui, au-delà de l’EMM ?

Carl Rodrigues : Avec la première vague de la mobilité, il s’agissait juste d’administrer des terminaux. Mais cette époque est désormais bien loin. La mobilité est en train de devenir critique, d’un point de vue opérationnel, pour les entreprises. Beaucoup fonctionnent de manière totalement mobile, et elles ont besoin de créer des applications qui s’exécutent efficacement sur les terminaux mobiles, pour supporter leurs travailleurs nomades.

Qui peut apporter une innovation métier véritablement radicale avec seulement l’EMM ? Il faut acheter dix autres briques technologiques. Créer une application peut coûter 800 000 $ sur Android, et il faut le faire aussi pour iOS. Les outils de développement rapide d’applications mobiles (RMAD) lèvent cette barrière. Si les entreprises savent qu’elles n’ont pas à dépenser des millions pour se lancer, la mobilité devient plus accessible.

Comment le marché de l’EMM a-t-il changé ? Et comment Soti s’y est-il adapté ?

Les clients ont d’autres problèmes que l’EMM. Notre plateforme s’adresse aux vrais problèmes de nos clients et de leurs DSI, depuis la création d’applications jusqu’au support des utilisateurs sur le terrain.

Mais la concurrence n’en est pas moins rude. Qu’est-ce qui vous différencie ?

Il y a effectivement d’autres solutions d’EMM sur le marché. Mais leurs clients ont besoin de solutions de help desk distinctes. Ce n’est pas conçu pour l’ère moderne. Nos outils peuvent accéder à distance au terminal mobile pour voir ce qui s’y passe, directement depuis un poste de travail des équipes de support.

Pourquoi ne pas combiner vos forces avec un autre acteur du marché ?

Ils ont tous cherché à nous racheter. Mais pourquoi s’associer lorsque l’on a un meilleur produit ?

Si Soti propose un meilleur produit, pourquoi n’est-il pas mieux positionné sur le marché ?

Les analystes traditionnels, et leurs rapports sur le marché, répondent à des façons obsolètes d’évaluer les entreprises. La rentabilité est négligée, tandis que la part de marché est comparativement sur-valorisée. La façon d’appréhender le marché de l’EMM est en train de devenir rapidement dépassée et inappropriée.

Mais la position de leader de Soti a été reconnue par des cabinets d’analystes majeurs. 

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