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Revue de presse : les brèves IT de la semaine (13 janvier)

Workday chez Walmart – Greenpeace et les Datacenters verts - Atlassian s’offre des Post-it à 400 millions - Dépenses IT mondiales : +2.7% en 2017, +2.6% en 2018 (Gartner) - Le Ministère de la Justice choisit Sopra-Steria pour son portail 3.0 - En 2017, les conteneurs décollent - IBM débarque dans les DAB français

LeMagIT revient chaque vendredi sur les actualités qui animent l'écosystème IT. Voici les brèves de notre revue de la semaine

SIRH Cloud : Workday chez Walmart

Tout a commencé par une rumeur. Workday aurait signé avec le géant américain de la grande distribution Walmart. Son cours de bourse bondit alors de 25%, entrainant au passage la suspension de sa cotation et l’obligation pour l’éditeur de HCM en mode Cloud de communiquer officiellement pour confirmer l'information.

Bien que laconique, ce document précise que le distributeur a souscrit un contrat pour « Workday Human Capital Management, Recruiting, Learning et Planning ». Autrement dit : le Core RH mais aussi d’autres briques plus évoluées, dont Planning qui est très fortement teintée d’Analytic.

Autre élément, alors que Walmart – le plus gros chiffre d’affaires de la planète - emploie 2.3 millions de personnes, Workday indique qu’il ne va pas modifier ses perspectives financières pour son trimestre en cours, ni pour l’année à venir. Autrement dit : Workday ne sera a priori pas déployé sur la totalité du groupe (ce qui aurait eu une toute autre retombée) mais il devrait plutôt, comme le déduit l’analyste Phil Wainewright, être testé par le distributeur.

Workday n’a donc pas (encore) bouté SuccessFactor et SAP hors des supermarchés de Walmart. Mais il a mis un pied dans la porte. Tout comme en 2008, SuccessFactor avait été testé pendant deux ans, sur une toute petite partie des effectifs.

Pour Walmart, une « toute petite partie » signifiait à l’époque 300.000 personnes. Ce qui a l’échelle de Workday reste un très bon coup, qui, s’il se confirme, pourrait devenir son plus gros.

Greenpeace : à la recherche des Datacenters verts

Comme chaque année, l’ONG écologiste a sorti son classement des centres de données les plus propres et de ceux les plus polluants. L’étude publiée cette semaine a du sens puisque ces infrastructures devraient, selon ses chiffres, consommer à elles seules 12% de l’énergie mondiale en 2017.

Parmi les cracks, Apple est le premier de la classe pour la 3ème année, suivi par Google ; tous les deux étant à la pointe des énergies renouvelables et de leurs promotions. Bon point également pour Facebook qui complète le trio de satisfécits de Greenpeace (notés A).

Dans l’IT B2B : Adobe, Microsoft et Salesforce font figures de bons élèves (avec un B), HP et IBM d’élèves qui peuvent faire beaucoup mieux (avec un C) et Oracle prend la place du cancre avec un D.

Parmi les hébergeurs et les spécialistes de la colocation, l’ONG souligne l’excellent travail de Switch (100% d’énergie renouvelable et un A à la clef), là où Equinix obtient un B (seulement 20% d’énergie renouvelable) tout comme Akamai (plébiscité pour sa transparence). Rackspace et Digital Reality complètent le top 5 de ce segment avec un C.

A noter que des sociétés comme OVH, T-Systems ou Interxion ne sont pas évaluées par Greenpeace.

Atlassian s’offre une application de « To-Do List » à 400 millions d’euros

Atlassian, le spécialiste australien de la gestion de projets, a déboursé cette semaine 425 millions de dollars pour acheter Trello, une application collaborative qui s’appuie sur des listes partageables.

Le but de cette acquisition est d’élargir la cible d’Atlassian – qui s’adresse initialement aux développeurs – avec une offre plus intuitive, et donc complémentaire de son outil JIRA. En clair, l’éditeur australien vise les métiers.

Trello tire sa popularité de son efficacité, de sa simplicité d’utilisation et de ses nombreuses intégrations avec d’autres solutions collaboratives (dont Slack ou HipChat chez Atlassian). Pour ces deux raisons, Mike Cannon-Brookes, le co-fondateur d’Atlassian, assure que le produit restera ce qu’il est, et que les équipes de développements de Trello resteront en place.

Selon le classement du site spécialisé Project Management Zone qui évalue la popularité relative des solutions (offres d’emplois, mentions sur Internet, etc.), Trello est le troisième outil le plus populaire dans le monde pour la collaboration. Loin derrière Sharepoint et les Google Apps, mais très loin devant HipChat.

Dans les outils de planification, sa popularité le place quatrième, à bonne distance derrière JIRA (troisième) mais avec une très forte progression. Alors que l’outil d’Atlassian semble stagner, tout du moins en popularité.

Ce qui explique aussi en partie que l’australien n’a pas trop regardé à la dépense pour racheter la start-up New-Yorkaise et sa « To-Do List » à base de Post-it.

IBM s’attaque aux DAB français

Pour mieux toucher le marché de la monétique et des automates bancaires sur le sol français, IBM a trouvé cette semaine un allié de poids en la personne d’Euro-Information, la filiale IT du Crédit Mutuel.

Les deux partenaires ont en effet décidé d’unir leurs forces dans une co-entreprise et de développer des cas d’usage et de nouvelles offres technologiques dans un centre d’innovation commun. Avec une ambition partagée, celle de devenir un acteur de référence dans l’Hexagone sur ce marché spécifique.

Dans le monde, IBM administre 170.000 DAB mais il n’était pas présent en France. Ce partenariat lui offre donc une belle porte d’entrée.

De son côté, le Crédit Agricole s’allie à un acteur IT de poids qui devrait lui permettre d’expérimenter sur plusieurs fronts. Maintenance prédictive, optimisation de tournées par des algorithmes ou intégration d’une AI au support utilisateur (avec Watson) sont d’ores et déjà envisagés.

Par le passé, IBM avait déjà créé une co-entreprise dans la banque avec BNP-Paribas.

Le Ministère de la Justice choisit Sopra-Steria pour son futur portail

Samedi, le Ministère de la Justice a officialisé la conclusion de son appel d’offres pour la réalisation du « groupe applicatif Portalis et prestations associées », alias « Portalis 2 ». C’est Sopra-Steria qui remporte le marché.

Cet accord-cadre « a pour objet la réalisation d'un programme applicatif destiné à remplacer les applications assurant la gestion du contentieux civil actuellement existantes dans les tribunaux de grande instance, les tribunaux d'instance, les cours d'appel et les conseils des prud'hommes ».

Le but de Portalis est de permettre aux citoyens d’effectuer leurs démarches en ligne et aux justiciables (et à leurs avocats) de suivre leurs procédures sur un portail Internet.

« Pas moins d'une quinzaine de logiciels utilisés entre les différents tribunaux et les différents services coexistent. Pour être efficace, Portalis doit être compatible avec l'ensemble de ces outils. Un défi », notait Le Figaro lors du lancement du projet en 2014.

C’est ce défi que Sopra-Steria devra relever. La valeur du marché est de 13,6 millions sur sept ans mais « sans montant minimum ni maximum », explique l’avis d’attribution du marché. « À titre indicatif, l'estimation de dépense prévue pour la durée du marché est de 12 000 000 EUR TTC ».

En 2017, les conteneurs décollent (451 Research)

Le cabinet 451 Research a publié cette semaine une étude sur les conteneurs. D’après ce rapport, la hype qui accompagne cette forme de virtualisation devrait se transformer en une croissance rapide dans les entreprises d’ici à 2020.

Les conteneurs ne représentent aujourd’hui qu’un marché de 762 millions de dollars. En 2020, 451 Research estime qu’il aura gonflé à 2,7 milliards de dollars.

Le mouvement aurait d’ailleurs commencé. « De plus en plus d’entreprises vont au-delà du simple test […] et imaginent des scenarios en production ». Autre signe, le nombre de fournisseurs ne cesse grossir. A date, le cabinet a identifié 125 fournisseurs d’applications en conteneurs.

Reste à savoir si la croissance des revenus suivra au rythme effréné de quasiment +40% par an avancé par 451 Research.

Dépenses IT mondiales : +2.7% en 2017, +2.6 en 2018 (Gartner)

Gartner a sorti ce jeudi son traditionnel « Worldwide IT Spending Forecast ». Selon ses prévisions, les dépenses IT mondiales devraient progresser de 2,7% en 2017 pour atteindre 3,464 milliards de dollars.

Une progression qui a été revue à la baisse, puisque le cabinet l’avait estimée auparavant à 3%.

Les services IT et les logiciels (portés par les sujets à la mode que sont la Blockchain ou l’AI) devraient être les locomotives de ces dépenses avec des croissances respectives de +4,2% et +6,8%. A l’inverse les ventes de terminaux de tout type devraient stagner (+0,1%).

Ces prévisions auraient pu être plus optimistes dans un contexte de transformation numérique massive des entreprises, de Cloudification et de déploiement de l’IoT. « Mais les incertitudes politiques […] ont encouragé un attentisme qui fait que de nombreuses entreprises vont repousser leurs investissements », estime l’auteur du rapport.

Pour l’année suivante, Gartner prévoit que la progression des dépenses IT se stabilisera à 2,6%. Une croissance en 2018 qui sera toujours tirée par les logiciels (+7%) et les services (4,7%).

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