Pure Storage annonce la disponibilité générale de sa baie FlashBlade

Après un peu moins d'un an de tests et de programme bêta, le constructeur a annoncé la disponibilité officielle de sa baie de stockage NAS 100% Flash en mode Scale-out. Avec FlashBlade, le constructeur vise le marché du stockage non structuré et du Big Data.

Près de 11 mois après la présentation d’un prototype de sa baie FlashBlade lors de sa conférence Pure Accelerate 2016, Pure Storage a annoncé la disponibilité générale de sa nouvelle baie de stockage NAS 100 % Flash en mode scale-out.

Pure a officiellement commencé son programme de test avec un prototype de la baie en mars 2016, avant de débuter un programme plus large de « disponibilité limitée » en juillet, ce qui a permis d’élargir le programme de test à un plus grand nombre de clients et à un spectre plus large d’applications. Suite à ce programme de test, FlashBlade est officiellement disponible depuis le 25 janvier 2017.

Le marché visé par la firme avec FlashBlade est celui du stockage de fichiers massifs, du stockage de logs, du stockage d’images et de vidéos et de l’analytique, des marchés où la performance est de plus en plus nécessaire, mais où le coût au gigaoctet doit rester raisonnable. Pure Storage estime qu’avec FlashBlade, il pourra proposer des prix au gigaoctet inférieurs à 1 $ par Go stocké. De quoi satisfaire les besoins d’une part significative du marché du stockage « secondaire » utilisé pour les données non structurées.

FlashBlade : Une architecture optimisée pour le stockage non structuré

La baie se présente sous la forme d’un châssis lames dense de 4U de haut, capable d’accueillir jusqu’à 15 lames de stockage. Chaque lame est un serveur x86 doté d’un processeur octocœur Intel Xeon de génération Broadwell — un SOC Xeon-D — et de 64 ou 128 Go de mémoire (le maximum supporté par le SOC d’Intel à l’heure actuelle). Ce « microserveur » embarque aussi un module de NVRAM pour le cache et accueille un module de Flash PCIe propriétaire d’une capacité de 8 To ou de 52,8 To. Ces modules sont constitués de puces Flash MLC (Pure Storage ne ferme pas la porte à l’usage de Flash 3D pour l’avenir) et sont pilotés par un CPU ARM et un ou plusieurs FPGA (selon la capacité). Pour faire court, le CPU Intel se charge de la gestion des I/O, des services de données et de la gestion des métadonnées, tandis que les modules propriétaire se chargent de la gestion de la Flash et du chiffrement des données. Modules Flash et carte mère communiquent via un protocole propriétaire au-dessus du bus PCIe pour des performances optimales et une latence minimale.

La baie FlashBlade

Chaque lame est connectée via un plan intermédiaire (midplane) à un back-end qui embarque un switch Ethernet massif ainsi qu’un contrôleur qui pilote le châssis, supervise le fonctionnement des lames et embarque les outils d’administration et de configuration du système. Chaque lame dispose de deux interfaces 10Gigabit Ethernet (fournies par le SOC Intel), tandis que le châssis expose 8 ports à 40 Gigabit Ethernet en face arrière. Techniquement, le FlashBlade a toutes les caractéristiques d’un cluster-in-a-box ce qui permet un déploiement simple mais aussi des économies substantielles en matière de câblage.

Une lame FlashBlade

Les communications entre les lames sont optimisées via la mise en œuvre de certains éléments de la pile SDN d’Intel et notamment la librairie DPDK qui permet de doper de façon significative la performance réseau tout en optimisant l’usage du CPU en faisant tourner une partie de la pile réseau non plus dans le noyau Linux mais en mode « user space ». Selon Pure Storage, cela permet de ramener la latence de communication entre les lames à moins de 100 microsecondes.

Pour Eric Burgener, le directeur de la recherche stockage d’IDC, le choix de Pure de s’attaquer au marché du stockage Big Data avec une baie Flash est logique, même s’il note que le constructeur n’est pas le seul à s’intéresser à ce marché. « Cette année va voir l’émergence de plus de systèmes Flash pour le Big Data. Jusqu’alors les fournisseurs ont utilisé la Flash pour le stockage en mode blocs, mais il y a clairement un besoin de plus de débit, de fiabilité et de densité [pour les données non structurées] ». Dell EMC, avec sa baie Isilon 100 % Flash (ex-projet Nitro), et IBM avec sa baie DeepFlash 150 visent d’ailleurs le même marché que Pure Storage

Pour Burgener, l’un des avantages de FlashBlade est que le système a été conçu à partir de zéro pour minimiser l’espace occupé, la consommation et maximiser la densité. Un système FlashBlade offre ainsi une capacité brute de 780 To (1,6 Po utiles après compression et déduplication en misant sur un ratio de réduction de données de 3:1) dans un espace rack de 4U. Et il délivre jusqu’à 15 Go/s de bande passante et jusqu’à 1 millions d’IOPS NFS. Pour l’instant, FlashBlade ne supporte que NFS, mais le support de S3 est officiellement sur la roadmap du constructeur 

Le lancement de FlashBlade intervient alors que Pure Storage vient tout juste d’achever le 4e trimestre de son année fiscale 2017 (clos de 31 janvier 2017 et dont on ne connaîtra sans doute pas les résultats avant la fin février).

L’un des enjeux pour la firme en 2017 est de montrer que sa croissance peut l’amener à la rentabilité. Lors de son 3e trimestre fiscal, la firme a réalisé un CA de près de 197 M$, en hausse de près de 50 %, mais une perte nette de 78,9 M$ (en hausse de 40 %). La firme dispose toutefois d’un confortable matelas de 518 M$ de trésorerie.

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