Hyperconvergence : Syneto lance son offre pour PME en France

Les infrastructures hyperconvergées HYPERSeries 3x00, aux caractéristiques et au prix réduits, viennent de trouver un distributeur en France.

Désormais, les PME françaises auront aussi droit aux infrastructures hyperconvergées. L’entreprise italo-roumaine Syneto lance ces jours-ci sur le territoire ses nouveaux HYPERSeries 3100 et 3200, des équipements rack 2U qui intègrent tout le nécessaire pour exécuter des machines virtuelles, leur stockage et leur réseau.

« Les infrastructures hyperconvergées habituelles, du genre Nutanix, adressent des grands comptes qui veulent pouvoir stocker 100 To de données. Nous pensons qu’il existe pourtant un marché pour de l’hyperconvergé dans la catégorie des 10 To de données. Selon nous, Syneto comble ce manque », lance Pascal Ballessio, le directeur commercial Intégration d’InfoDip, le distributeur des machines Syneto en France.

Moins cher, moins ambitieux, mais aussi simple que Nutanix

Pascal Ballessio pense en particulier aux PME/PMI qui adoptent les objets connectés. « Ces entreprises, de plus en plus nombreuses, se retrouvent dès lors concernées par le stockage massif. Mais elles n’ont pas les compétences internes pour administrer des serveurs, des baies de stockage et du réseau de manière séparée. Une infrastructure hyperconvergée répond à leur besoin car elle réunit toutes les fonctions de maintenance au sein d’une seule interface, qui plus est, utilisable par un informaticien de base », dit-il.

Et d’insister sur la nature très ergonomique de l’interface, a priori fortement inspirée du modèle « One-Click » de Nutanix.

Pascal Ballessio ajoute que le public concerné n’est pas nécessairement une entreprise dont l’activité est d’avant-garde : il suffit de protéger ses locaux avec de la vidéosurveillance sur IP pour tirer profit d’une HYPERSeries 3100 qui exécutera le pilotage des caméras, la gestion des flux vidéo, l’archivage des images et la protection de leur accès par authentification des utilisateurs.

Vadim Comanescu, le PDG de Syneto, voit encore plus large. « Nos HYPERSeries adressent les PME car nous sommes un fabricant européen et que 99% des entreprises en Europe sont européennes. Or, ces PME vont utiliser 5 à 10 de VM pour leur ERP, plus une dizaine d’autres pour Exchange, Active Directory et d’autres applications métier (PLM, etc.). Elles n’ont pas besoin d’un cluster de plusieurs nœuds comme l’imposent Nutanix ou Simplivity. Un seul leur suffit », argumente-t-il.

Le prix des configurations Syneto vont de 19 000 à 30 000 €. Comparativement, une configuration Nutanix d’entrée de gamme, avec un minimum de 3 nœuds, démarre chez Dell aux environs de 50 000 €.

Un système basé sur ZFS pour accélérer les accès disque

La particularité des HYPERSeries 3100 et 3200 est justement de n’être composés que d’un seul nœud.

Le 3100 comprend un processeur Xeon E5 de 8 ou 10 cœurs à 2,2 GHz, 96 Go de RAM et 8 à 16 To de capacité sur 12 disques. Il est conçu pour exécuter entre 48 petites VM (1 vCPU, 2 Go de RAM chacune) et 12 VM de taille importante (4 vCPU, 8 Go de RAM chacune).

Le 3200 a deux processeurs (soit 16 à 20 cœurs), 224 Go de RAM et son stockage est plus configurable : on peut simuler une seule baie SAN (comme dans le 3100), une traditionnelle de 4 à 8 To plus une autre « All-Flash » de 3,2 To (avec plus d’I/O), ou encore une baie SAN entièrement All-Flash de 9,6 To.

Sur le plan logiciel, le fonctionnement des machines virtuelles est assuré par l’hyperviseur ESXi de VMware. La gestion des disques comme une seule unité SAN virtuelle (ou deux) n’est pas assurée par VSAN de Vmware mais par un système maison, SynetoOS.

Basé sur le fameux système de stockage ZFS, SynetoOS a en premier lieu l’avantage d’utiliser beaucoup de cache pour accélérer grandement les accès disque. Sur chacun des HYPERSeries 3x00, on trouve ainsi un cache pour les opérations de 32 Go de RAM, un cache de lecture de 240 Go sur disque SSD et un cache d’écriture de 200 Go répartis sur deux disques SSD de 100 Go chacun.

« Si vous aviez l’idée de déployer un serveur Rack avec les mêmes caractéristiques matérielles que nos HYPERSeries et que vous installiez vous-même VMware dessus, vous n’auriez qu’un cache global de 4 Go. Notre solution est avant tout beaucoup plus performante » indique Vadim Comanescu, sans toutefois se prononcer la quantité d’IOPS en plus qu’apportent ces caches.

Un module externe pour le reprise d’activité après incident

Accessoirement, SynetoOS apporte des fonctions propres aux baies SAN, comme la compression, la déduplication et le chiffrement en ligne des données. Notons que désactiver le chiffrement accélère par 10 les accès.

Par ailleurs, le système intègre une fonction de Disaster Recovery qui sert à synchroniser le contenu d’une HYPERSeries 3x00 avec un équipement externe, connecté en réseau. Il s’agit en l’occurrence d’une certaine « DR Unit » qui dispose aussi de 8 à 16 To de stockage dédupliqué/compressé sur 4 disques.

Il en existe deux modèles. On trouve un format micro-tour d’appoint, avec un processeur Atom, qui ne s’occupe que de la sauvegarde et de la restauration des données pour l’unité principale. Et un format rack 1U, contenant un vrai processeur Xeon E5 et 54 Go de RAM pour exécuter lui-même des VM en attendant que l’unité principale redevienne disponible.

La synchronisation entre l’HYPERSerie 3x00 et son module externe est asynchrone. Elle n’utilise ZFS que pour déterminer les blocs qui ont changé entre deux synchronisations (afin d’alléger la charge réseau).

Notons que, de base, ces unités ne sont pourvues que de 4 connecteurs 1Gbit/s Ethernet. Une double connectique 10 Gbits/s Ethernet existe en option.

A terme, la capacité des HYPERSeries 3x00 pourra être étendue au moyen de deux tiroirs rack contenant chacun 22 disques.

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