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Quatre questions avant d’adopter des Chromebook comme clients légers

Utiliser des Chromebooks comme clients VDI peut permettre de réaliser des économies à l’achat, mais également de simplifier l’administration. Mais ce choix ne convient pas à tout le monde.

Les ordinateurs portables Chromebook constituent une option alléchante pour des clients VDI : ils sont peu chers, portables et la plupart des spécialistes de la virtualisation du poste de travail supportent Chrome OS.

Le navigateur Web Chrome est le seul logiciel que les Chromebooks exécutent en local. Il accède à toutes les autres applications et aux données via le Cloud ou une instance de poste virtuel. Mais aucune donnée ne réside réellement sur l’appareil. La simplicité et le faible coût des Chromebooks les rendent attractifs pour les utilisateurs du VDI. Alors pourquoi tous ceux-ci ne les ont-ils pas encore massivement adoptés comme clients léger ? Outre un client en-deçà de la moyenne et une construction moins soignée que la plupart des clients légers, les Chromebooks n’offrent pas les meilleures performances pour les applications gourmandes en ressources graphiques. Et c’est sans compter des limitations telles que des ressources de stockage minimales.

Et pourtant, les Chromebooks ont des avantages. Notamment, ils permettent d’automatiser certains processus d’administration de postes de travail et de réduire les coûts de matériel.

Comment configurer un Chromebook pour accéder à poste distant ?

Les DSI ont deux options pour configurer un client léger Chromebook : utiliser une application cliente native, ou s’appuyer sur le navigateur Web HTML5.

Citrix propose une version de son client XenDesktop, Receiver, pour Chrome OS, à l’instar de ce que fait VMware avec son client Horizon. Là, les DSI peuvent donc déployer l’application cliente de leur plateforme VDI à partir du Chrome Web Store.

La seconde option consiste à définir une URL pour un client HTML5. Les Chromebooks ne disposent pas d’un système d’exploitation complet tel qu’on le connaît sur le poste de travail. Et peu d’éditeurs offrent un client VDI pleinement natif pour Chrome OS. Heureusement, désormais, même les éditeurs VDI intermédiaires supportent bien les navigateurs HTML5.

Une fois cette étape passée, le service informatique peut configurer les réglages et applications des utilisateurs, qui les suivront sur n’importe quel client léger Chromebook.

Comment simplifient-ils l’administration de parc ?

Les Chrombook simplifient le travail du service informatique de plusieurs manières. Et cela passe notamment par une administration plus industrialisée et une sécurité renforcée. Avec un poste de travail traditionnel, le service informatique doit appliquer des correctifs, déployer des mises à jour, effectuer des audits de sécurité ou encore réaliser des inventaires logiciels – autant de tâches longues et opérationnellement onéreuses. Avec des Chromebooks, certaines de ces tâches sont automatisées. Par exemple, à chaque fois qu’un utilisateur ouvre une session, le système d’exploitation est automatiquement mis à jour.

Certaines menaces, comme les enregistreurs de saisies au clavier (keylogger), ne disparaissent pas avec le VDI parce que l’accès à la machine virtuelle ne leur est pas nécessaire. Pour combattre ce risque, les Chromebooks vérifient, à chaque ouverture de session, l’intégrité du système d’exploitation. En cas de problème, la réinitialisation est automatique.

Quelles économies ?

Les Chromebooks sont économiques, comparés à des PC traditionnels, du fait de coûts d’acquisition, de maintenance et d’administration généralement inférieurs. En outre, leur valeur ajoutée se concrétise rapidement : un provisionnement minimaliste permet une mise en route initiale et un déploiement rapides. La connexion à un poste virtuel ne prend quant à elle que quelques minutes.

La perte éventuelle d’un appareil est également moins préoccupante : un remplacement ne coûte que quelques centaines d’euros. Et aucune donnée sensible de l’entreprise ne réside sur le terminal.

Quand correspondent-ils aux besoins ?

Les Chromebooks peuvent s’avérer particulièrement utiles comme appareils temporaires pour des utilisateurs qui sont généralement sédentaires. Ils peuvent également constituer un bon choix pour les utilisateurs utilisant massivement des services Cloud, à commencer par ceux de Google. Les Chromebooks peuvent également profiter d’applications Windows distantes, et se connecter à l’infrastructure en 3G/4G.

Mais ils ne s’adressent pas aux utilisateurs d’applications gourmandes en ressources graphiques et peuvent afficher des performances limitées. Surtout, ils ne brillent pas par leurs capacités de fonctionnement en mode déconnecté ni par les options de connectivité VPN.

Adapté de l’anglais.

Dernière mise à jour de cet article : juin 2016

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