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L’objets connectés sont là ; les DSI ne sont pas prêts

Les questions de sécurité semblent dominer les débats. Mais c’est bien à une déferlante inéluctable que les DSI essaient de se préparer, tant bien que mal.

Les objets connectés n’ont rien de la futurologie, ils sont déjà bien présents dans les entreprises. Pour établir cette première conclusion, SpiceWorks a sondé 440 décideurs IT entre l’Amérique du Nord et la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA). Et dans cette dernière 61 % des sondés font état d’équipements vidéo connectés, comme des caméras de vidéosurveillance. 43 % font état de périphériques informatiques déployés, à l’instar de projecteurs. Mais c’est sans compter avec les équipements de sécurité physique (37 %), les capteurs en tous genres (40 %), les appliances (39 %), ou encore les contrôleurs de l’environnement physique (20 %), et l’informatique vestimentaire (20 %). Autant de domaines qui s’affichent en progression par rapport à début 2014, à l’exception des systèmes de contrôle de l’environnement physique, en recul de deux points.

Pour 72 % des professionnels de l’informatique interrogés, les objets connectés sont appelés à affecter à la fois le monde du grand public et celui de l’entreprise. Seuls 24 % des sondés estiment que ce n’est qu’un phénomène grand public. Mais une vaste majorité de sondés estiment que leurs organisations ne sont pas prêtes à tenir des impacts des objets connectés : 24 % s’estiment préparés, et 11 % indiquent ne pas savoir.

Mais cela ne veut pas dire que rien n’est fait pour améliorer cette situation. La première approche est pédagogique : 56 % des sondés informent les utilisateurs des risques liés aux objets connectés ; 37 % prévoient de le faire d’ici à 12 mois. L’investissement dans des solutions de sécurité dédiées n’est pas oublié : 41 % le font déjà ; 49 % s’apprêtent à s’y atteler à court terme. Il faut dire que 77 % des sondés reprochent aux objets connectés de représenter de nouveaux point d’entrées dans le SI, alors que leur sécurité n’apparaît pas forcément comme une préoccupation majeure de leurs constructeurs (70 %).

Mais seuls 29 % des sondés investissent déjà dans l’infrastructure pour lui permettre de supporter ces nouveaux appareils. 54 % prévoient toutefois de le faire d’ici à 12 mois. D’ailleurs, 37 % des sondés travaillent déjà à renforcer la bande passante de leurs réseaux et autant anticipent de le faire très prochainement.

Mais quid des bénéfices métiers liés à ces nouveaux venus dans l’environnement IT ? 34 % des sondés investissent déjà dans l’applicatif, alors que 41 % s’y préparent. 32 % se sont associés les services de fournisseurs de solutions tierces et 27 % prévoient de le faire. Mais seulement 7 % des sondés investissent déjà pour administrer les objets connectés. 54 % ont toutefois des projets à court terme en ce sens. Reste que 29 % professionnels interrogés prévoient d’embaucher pour faire face à cette évolution, mais seulement 10 % le font déjà.

Dans les organisations qui ne se préparent pas à l’Internet des objets, la principale raison à cela avancée est l’absence de retour sur investissement clairement identifié (48 %), suivie du manque de ressources humaines et de temps (37 %), ou de budget (31 %), sans compter les résistances internes (22 % en région EMEA contre 9 % en Amérique du Nord).

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