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Le lancement de Cloudwatt reste nuageux

Stéphanie Chaptal

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Andromède a vécu, Andromède est morte et a donné naissance à deux enfants : Numergy et Cloudwatt. Si Numergy, qui comprend outre la Caisse des Dépôts et Consignations, SFR et Bull, s’est lancé il y a un mois déjà et vient d’annoncer son premier client, le groupe Success, Cloudwatt est encore sur la piste de lancement. A l'occasion d'une conférence de presse, en présence de Fleur Pellerin, ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises de l’innovation et de l’économie numérique, la société comptant parmi ses actionnaires, ou « investisseurs avisés », Orange Business Services, Thales et la Caisse des Dépôts, affiche des ambitions importantes. 

Constatant que la France et l’Europe ont été à la traîne des quatre derniers cycles technologiques dans l’informatique, Patrick Starck, président de Cloudwatt affirme : « Nous avons l'ambition d'être un acteur leader européen. La masse critique est là. Nous voulons faciliter l'usage des capacités du Cloud pour toutes les entreprises. Face à un marché de masse, il faut les services attendus en grand volume et au moindre coût. » Concrètement ? La société vise l’ensemble des professionnels, des TPE et PME, n’hésitant pas à prendre comme exemple des salons de coiffure ou des cabinets d’expert-comptable aux administrations et aux grands comptes. Elle leur proposera des offres basées sur le stockage et la puissance de calcul, et de l’infrastructure à la demande, sans hébergement ni outsourcing, « qui n'est pas aujourd'hui proposée par l'offre existante ». Les concurrents comme OVH ou iKoula apprécieront.

Pas de catalogue,  mais plus de détails sur la plate-forme 

La commercialisation de l’offre se fera de façon hybride avec un réseau de partenaires intégrateurs, et une interface Web pour un accès en direct. « Ce ne sera pas du sur-mesure, mais du prêt-à-utiliser », précise Patrick Starck, opposant pour l’occasion haute-couture et prêt-à-porter. Nous n’en saurons pas plus sur l’étendue exacte de cette offre, ni sur sa tarification. Celles-ci devraient être dévoilées en novembre, quelques semaines avant la mise en service de Cloudwatt. Tout au plus, Patrick Starck a martelé qu’il s’agira de facturation à l’usage véritable et non d’un abonnement mensuel ou annuel déguisé. 

En revanche, la plate-forme de Cloudwatt se dévoile un peu plus. Le premier datacenter de la société est apporté par Orange Business Services (celui de Val de Reuil en Normandie). L’infrastructure sera matériellement entièrement neuve et basée, au point de vue logiciel, le plus possible sur l’Open Source avec l’usage d’OpenStack (dont Cloudwatt est un corporate sponsor), de J Billing, de SugarCRM ou de Prestashop par exemple. Des sociétés de services spécialisées dans le libre comme Linagora, eNovance, Ysance ou Alpha Layer seront également associées au projet. Daniel Pays, directeur technique de Cloudwatt, nous confiait en marge de la conférence que cette volonté d’ouverture irait au-delà du logiciel, et que si les premiers serveurs étaient des x86 classiques, les suivants pourraient provenir du monde du matériel libre, ou open hardware.


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