HP : les employés français, les plus impactés par une cession des activités PC

Une éventuelle cession des activités PC de HP pourrait impacter plus de 700 employés en France, s'inquiète aujourd'hui la CFTC. Le site HP de Grenoble, une entité historique de la division PSG (Personal Systems Group), serait fortement touché. Le syndicat croit cependant encore à une "inflexion" de la direction du groupe.

"En quelques minutes, Léo Apotheker est devenu l'ennemi public n°1". Chez HP France, le syndicat CFTC ne mâche pas ses mots lorsqu'il s'agit de qualifier la décision du groupe d'abandonner le marché des PC, en filialisant ou cédant sa division PSG (Personal Systems Group) et les terminaux autour de webOS.  Un bouleversement dans la stratégie du n°1 du marché des PC en France et en Europe, qui a suscité "une émotion considérable chez les salariés", souligne Jean-Paul Vouiller, délégué syndical central CFTC, dans un entretien avec la rédaction. Comme un "tremblement de terre" ou une "douche froide" pour reprendre les termes utilisés dans la communication du syndicat faite aux salariés de HP France au lendemain de l'annonce. Pour les effectifs, l'attachement à la maison HP est de taille et les craintes associées à une rupture sont à la hauteur.

700 emplois en France concernés

Il faut dire que la France pourrait être le pays le plus concerné au monde par ce revirement de stratégie. Avec le site de Grenoble comme centre névralgique de la division PSG et nombre de responsables opérant sur place, l'effectif de HP France est en première ligne. Au total, ce serait quelque 500 employés du centre de compétence de HP France, qui seraient directement concernés par ce changement de stratégie, ainsi que 200 de HP France, selon des chiffres fournis par la CFTC. Soit quelque 20 % des effectifs du centre de compétence et 10 % de HP France, la division service comprise. On parle donc de 700 emplois sur les 5000 salariés en France, nous confie Jean-Paul Vouiller, sans compter les services annexes (tels que le support aux clients, la communication, le RH, etc…).  

"Il s'agit de décisions prises par des financiers qui connaissent le marché du logiciel mais pas du matériel. Il faut qu'ils s'habituent aux faibles marges du matériel", estime Jean-Paul Vouiller. Pointant du doigt l'ex-dirigeant de SAP. Parlant de l'arrêt des terminaux sur webOS, il note également que  TouchPad, la tablette dont la commercialisation - aujourd'hui stoppée donc - a démarré ce lundi en France, a séduit le public hexagonal.

Une inflexion encore possible

Reste que si les représentants des salariés sont inquiets rien n'est encore précisé. L'avenir immédiat est donc à la discussion et les syndicats souhaitent rencontrer le Pdg de HP France ce jeudi pour avoir des précisions. De fait la CFTC se montre plutôt optimiste, estimant la situation pourrait changer rapidement. "Je serais surpris que dans les 15 jours, il n'y ait pas d'inflexion", souligne Jean-Paul Vouiller. "Trop gros pour être revendu, et le scenario d'une spin-off n'est pas crédible", ajoute-t-il encore.

Pour autant, le compte à rebours semble enclenché au niveau de HP. Et certains constructeurs se seraient déjà positionnés pour un éventuel rachat de la filiale PC. Parmi lesquels, Samsung que certaines sources auraient entendu se préparer à une reprise, nous expliquent nos confrères de Digitimes. Et si le changement pourrait s'avérer d'ampleur pour une partie de HP France rien n'indique pour l'instant que l'activité de l'entité numéro un de son secteur soit en danger, au delà du changement de propriétaire.

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