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Conteneurs : avenir en or ou technologie déjà démodée ?

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LzLabs migre les applications mainframe grâce à une technologie de conteneur

La plateforme de la société suisse permet d’encapsuler les applications des mainframes dans un système de conteneurs maison. Les données y sont associées dans leur format natif. Le tout sans avoir à recompiler le code sur la plateforme cible.

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Conteneurs : avenir en or ou technologie déjà démodée ?

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Migrer applications et données mainframe sans avoir à les modifier. C’est la promesse que fait la société suisse Lzlabs avec sa technologie de conteneur logiciel présentée cette semaine à l’occasion du Cebit 2016 qui se tient cette semaine à Hanovre. Leur mécanique, fruit de 5 longues années de développement, s’insère dans un contexte propice à l’ouverture et à la modernisation des gros systèmes qui motorisent encore nombre de SI d’entreprise. Leur problème : comment continuer d’innover et entamer la très juteuse transition vers les services numériques en étant cloisonné dans des systèmes antédiluviens aux applications développées il y a des années.

Le  mainframe supporte encore les transactions critiques des entreprises de secteurs très critiques comme ceux des services financiers et des banques. « Mais ce système de stockage de l’information (system of records) est devenu un problème pour ces entreprises », rappelle Thilo Rockmann, fondateur et président de la société. En tant qu’early adopters de ces gros systèmes, les applications ont été développées en COBOL, PL/1 ou en langage assembleur et sont aujourd’hui figées à ce stade, résume-t-il.  Une des solutions à ce problème : « Migrer vers une plateforme plus économique et plus performante pour créer un vrai socle pour l’innovation », poursuit-il.

Ce segment de la modernisation des grands systèmes est occupé par de grands acteurs du genre, qui ont tous connus une évolution de leur structure ces dernières années. On se rappelle de Syncsort, qui a poussé très forts les mainfames sur les terres du Big Data, et de Compuware, tous deux rachetés par des fonds d’investissements. Ou encore d’Attachmate, absorbé par MicroFocus, qui a placé largement son discours sur la migration de ces anciens systèmes vers des plateformes Linux standard – brandissant son étendard Suse, acquis avec Attachmate.

Un marché où les acteurs sont certes établis, tout comme leur technologie, reconnait Lzlabs. Mais la société suisse veut se distinguer avec sa technologie. « Vous prenez des applications qui ont été développées il y a des dizaines d’années et n’ont pas été modifiées depuis. Le changement d’une seule ligne de code, une fois recompilé, va totalement modifier le comportement du programme », explique Thilo Rockmann. « Les technologies ont changé et les processus de recompilation sont différents », ajoute à son tour , Mark Cresswell, le CEO de la société.

C’est là qu’intervient justement la mécanique de Lzlabs. « Notre technologie permet de migrer l’exécutable sans recompilation pour l’exécuter dans un environnement Linux, x86, ou Cloud, voire ARM à terme. » Une exécution sans modification, assure le fondateur. En cela,  si l’exécutable ne change pas, les données legacy non plus.  Celles-ci sont conservées dans leur format natif, sans conversion de type ni de formats. Red Hat et Microsoft Azure sont aujourd’hui les partenaires de LzLabs.

Une technologie de conteneur comme base

La technologie de Lzlabs s’adosse à un système de conteneurs qui permet d’embarquer application  et données du mainframe. L’application et ses lignes de code sont inclus et le format natif des données d’origine est conservé – le tout sans recompilation. « La seule chose que nous modifions est les APIs. Nous prenons les vieilles APIs, et nous les remplaçons par les nôtres », ajoute Thilo Rockmann. Le tout est contrôlé à partir d’un portail, doué d’une interface utilisateur plutôt accessible, comme nous avons pu le constater lors d’une démonstration.

Généralement, dans les procédures de migration d’application mainframe,  les données sont migrées vers un système cible, comme SQL Server, et leurs formats modifiés. En découle une recompilation du code source COBOL dû à un changement d’environnement. Un autre exécutable est aussi créé.

Mais, « les CIO sont réticents au changement. Le minimum de changement limite aussi les risques », rappelle Mark Cresswell. « Tout ce dont l’entreprise a besoin est du hardware, Red Hat Linux et d’une licence de notre technologie. » C’est là que se situe aussi, selon lui, la réduction des coûts. La tarification de la plateforme de LzLabs est encore à l’étude, nous confient toutefois les responsables de la société.

Lzlabs confirme également avoir collaboré avec la société Cobol-IT, un spécialiste de la modernisation des gros systèmes – qui compte par exemple Darty parmi ses clients – lorsqu’il s’agit, dans certains cas d’opérer une recompilation du code Cobol.

Pour la société, le marché français se compose encore de centaines de gros systèmes, qui forment ainsi une cible pour LzLabs. Le plus gros marché en Europe étant selon ses responsables l’Allemagne. « France est second, très rapproché », conclut Thilo Rockmann.

 

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