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Conférence utilisateurs MariaDB : le retour du modèle relationnel Open Source

Monty Widenius et Michael Howard, CEO de MariaDB Corp, affirment que le modèle relationnel Open Source connait une renaissance post-NoSQL.

Lors de la première conférence utilisateurs de la base de données MariaDB, Michael Howard et Monty Widenius, le premier, CEO, le second fondateur et cadre de la communauté Open Source, ont confirmé leur ambition : il est désormais l’heure du modèle relationnel Open Source. Comme un cri de ralliement, alors que les alternatives au modèle SQL, plantées dans des environnements de gestion des données hybrides, peuplent de plus en plus les entreprises.

Selon eux, la valeur apportée par les bases de données relationnelles propriétaires devient très restreinte et la nouvelle tendance du non relationnel et NoSQL restera cantonnée à des cas d’usage de niche.

Cette conférence est en fait la première convention qui réunissait les utilisateurs de la base de données Open Source, MariaDB. Cette base est née d’après un fork de MySQL, dans l’esprit de Monty Widenius, l’un des créateurs de MySQL, après la revente de Sun (propriétaire de la base) à Oracle. Entre temps, la base s’est structurée et son écosystème également. MariaDB Corporation (ex-SkySQL) représente désormais l’entité privée derrière la base et est associée à la MariaDB Foundation créée sur le modèle d’une fondation Open Source, pour protéger la base de données et déterminer sa feuille de route. En 2016, MariaDB Corp a levé 40 millions de dollars. Michael Howard a été nommé à la tête de la société, remplaçant Patrik Sallner au poste de CEO.

 Serait-ce la force de l’Open Source, un élément qui devient clé pour les business ? « Je ne pense pas qu’il existe aujourd’hui d’investissements dans l’infrastructure qui ne portent pas sur l’Open Source. Si vous considérez les grandes entreprises dans le monde, la tolérance pour les infrastructures propriétaires – fermées, chères – n’est plus présente. L’adoption de l’Open Source démarre de la base et s’infuse progressivement.

« On note une renaissance du modèle relationnel, après une forme de rupture du mouvement NoSQL », constate le CEO. « Imaginez que votre armée se trouve à des kilomètres du champ de bataille, et que les groupes de rebelles se trouvent en avant. Ce sont le NoSQL. Ils ont fait les frais de la guerre entre le relationnel et le non relationnel, mais sans perdre ni gagner. C’est là que se positionne MariaDB, en réunissant les deux camps. Cela est pertinent auprès des grandes entreprises. Nous pensons que cela s’est confirmé lors de cette conférence, avec la variété et la richesse des participants. » Plusieurs centaines d’entreprises étaient en effet présentes (comme Alibaba et DBS Bank). « Nous avons des dizaines de millions d’utilisateurs », rappelle Michael Howard. « Nos revenus sont répartis ainsi : 15% en Asie, presque 60% aux Etats-Unis et le reste en Europe. »

Relationnel contre non SQL

Pour Monty Widenius, le modèle relationnel a déjà gagné une bataille dans les années 80 contre les bases hiérarchiques, car les données étaient finalement corrompues. « Le modèle relationnel conserve les données de façon contrôlées et préserve la qualité des données. »

« Avec NoSQL, vous trouvez des développeurs qui ne veulent pas apprendre le modèle relationnel. Et on recommence ainsi ce qui s’est passé dans les années 80. Parce que la structure n’est pas présente, les données deviennent inutiles. Le plus gros problème de toutes des bases NoSQL est justement le manque de contraintes », commente encore Monty Widenius. « Sans contraintes, les développeurs commettent des erreurs et cela se termine avec de mauvaises données. »

« NoSQL peut être satisfaisant pour une unique application. Mais aucune entreprise ne peut se reposer uniquement sur du NoSQL. Elle a aussi besoin d’une base relationnelle et je crois que la nôtre combine le meilleur du relationnel à ce pourquoi les bases NoSQL ont été créées », assure-t-il encore.

Interrogé sur la place de Hadoop, Monty Widenius explique que cela convient à des entreprises qui ont les moyens de payer un administrateur dédié. « Il vous faut écrire un programme pour chaque requête. Cela est très compliqué à utiliser. Cela résout le problème du stockage de pétaoctets de données, mais pas celui des usages. »

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