Data Management : la qualité des données se cherche une place dans les SI 

Le 16 mai 2011 (10:02) - par Cyrille Chausson , Valery Marchive

Imprimer Envoyer par e-mail

Rubriques : Gestion des données - Outils décisionnels et analytiques Tags : decisionel - integration - talend - donnees - gestion - donnees-maitres - mdm - analyse

En dépit d’une prise de conscience évidente autour de la nécessité de politiques de Data Management, les entreprises sont encore frileuses à mettre en place des applications censées garantir la qualité des données. Trop couteuses, trop longues à implémenter, ces applications sont des projets complexes pour les DSI, même si les directions métiers sont fortement demandeuses.

Data Management : la qualité des données se cherche une place dans les SI

L’ère du “Big Data” a sonné, s’accordent à dire tous les analystes, mais les entreprises n’ont pour la plupart pas encore véritablement attaqué le problème sur le fond, semble répondre aujourd’hui une étude du cabinet d’analyse britannique Coleman Parkes Research. Mettant en lumière un vide que les entreprises seront appelées à combler mais aussi un marché d’avenir pour les fournisseurs de technologies.

Le “Big Data”, c’est aujourd’hui le mot clé pour qualifier l’afflux massif de données auquel certaines entreprises sont confrontées au quotidien. Un volume tel, nous assure le cabinet qu’il impacterait négativement 2 entreprises sur 3 interrogées dans le cadre de cette étude (un échantillon de 641 entreprises mondiales (dont 266 localisées dans la zone EMEA). Pourtant, la gestion de ces données et des information qu'elles contiennent, n’a pas encore atteint la masse critique dans les SI des entreprises. Au total 63 % affirment qu’elles pourraient être bien plus performantes dans leurs processus.

La raison de cette inefficacité ? Le manque d’une administration de l’information centralisée, explique Coleman Parkes Research. L’étude révèle ainsi que seules 4 entreprises sur 10 ont une approche centralisée de la gestion des données critiques de l’entreprise. 37 % ont une approche géographique, répartie par sites : 21 % la gestion est étalée dans chaque département de l’entreprise et contrôlée, donc, par son responsable. L’approche par silo semble encore primer.

Autre donnée intéressante, la gestion de l’information n’est pas forcément associée à une approche technologique, entre les mains de la DSI. Pour 38 %, la direction générale en détient les clés et 43 % citent les responsables informatiques. Comme le laisse entendre Bertrand Diard, Pdg de Talend, si les divisions métier sont aujourd’hui demandeuses de solutions performantes en matière de qualité de données, les DSI sont encore trop souvent cantonnées à leur fonction de support de l’infrastructure. La tendance commence toutefois à évoluer, notait-il.

Face à des schémas d’adoption encore fluctuants, les marchés associés au data management restent largement embryonaires. Le très sérieux Gartner voit le marché du MDM atteindre les 3 milliards de dollars en 2013. En 2009, SAP, Oracle et IBM contrôlaient 40% de ce marché; et 30% étaient entre les mains de pure-players, toujours selon le cabinet d’analystes. Le segment de la qualité de données a quant à leui été estimé à 727 millions de dollars en 2009 par le même Gartner, avec un rythme annuel de croissance de l’ordre de 5% sur 5 ans. Il recelle don cun vrai potentiel de croissance.

Les éditeurs affutent donc leurs offres, pour pénétrer le segment du data management et plus particulièrement celui du MDM. On se rappelle les rachats d’Initiate Systems par IBM, celui de Syperian par Informatica et de Data Foundations par Software AG, qui se sont succéder à un rythme effréné. Pourtant, il semble qu'il reste encore un obstacle de taille : celui du coût des solutions. A l’exception de Talend qui utilise le levier de l’Open Source pour tirer les prix par le bas, le ticket d’entrée, jugé souvent bien trop élevé, pour une solution pérenne de MDM, oblige les DSI à mettre en place de longs projets, afin de pouvoir créer un plan de ROI pertinent. En matière de data management, le Big Data a encore les dents longues.

Egalement sur LeMagIT :
- Tribune : Master Data Management : le temps de passer à l’action ?
- Data Management : le doux vent de la rentrée souffle sur Hadoop


livres blancs avec LesSourcesIT.fr

Sécuriser les terminaux mobiles des utilisateurs dans l’entreprise

Les appareils mobiles, tels que les smartphones et les tablettes tactiles, permettent à un nombre croissant d’employ…


L’efficacité opérationnelle et la réduction des coûts grâce à une approche intégrée de la veille sécuritaire

La mise en place d’un programme de veille sécuritaire efficace au sein d’une organisation n’est pas à prendre à…

vues 2386 lectures commentaire 2 commentaire(s) recommandation notez cet article
2

Réagissez à cet article

Votre Pseudo

Commentaire

Pertinence du commentaire : 1
Par Claude Super
 Le 16/05/2011 à 14:18
Et si on parlait Data Excellence et conséquences financières de la non conformité des données aux politiques et régles qui s'imposemt dans et à l'entreprise plutôt que cadre de gestion d'entrepôts de données !
Noter ce commentaire
Pertinence du commentaire : 2
Par LOL
 Le 16/05/2011 à 19:16
Les entreprises sont bordeliques, comme nous tous, et moi même. Les outils de gestions des données en dehors de l'ERP (ou assimilé) et de la messagerie se cantonent a mettre dans des ressources tout le reste, sans hierarchisation ni aucun tris.
Ce type de données est la hantise des admins. Des croissances de 20, 30 ou 50% par année sont courantes.
Comment gérer, ces tas de "Merde" ? D'autant plus que certaines données critiques sont mélangées à tout ce fatras.
Alors pour ne rien manquer, la méthode habituelle est la méthode du bourrain (que je comprends d'ailleurs), on garde tout. Et voila, des TB et des TB a conserver, archiver dans le meilleur des cas, sauvegarder, protéger contre des sinitres etc ....
Alors qu'à la base, un simple tris et un peu de méthode chez les utilisateurs pourrait grandement améliorer la situation.

Mais c'est facile à dire, d'autant plus que les SOX et autres reglementations imposent la tracabilité de beaucoup de choses. Le risque est donc grand de se faire taper sur les doigts.

C'est un sujet extremement difficile à traiter, sans faire exploser de manière exponentielle les budgets ....
Noter ce commentaire
publicité
publicité
Les dernières offres d'emploi

 CHEF DE PROJETS APPLICATIFS JAVA/JEE H/F (H/F)

Vous assurez l'analyse des besoins, et les spécifications fonctionnelles et techniques des applications. Vous répartissez et coordonnées les développements, tests et intégration des développeurs...

 CONSULTANT NTIC (H/F)

Vous êtes intégré dans une agence et vous accompagnez des clients grands comptes sur des projets d'évolution de systeme d'information. Vous contribuez aux différentes phases du projet de l'analyse du...

 TECHNICIEN SUPERVISION RESEAU (H/F)

Au sein du service Supervision, vous êtes en charge du suivi de la mise à jour du matériel d?équipements réseau (volumétrie : 700 équipements dslam, soit une vingtaine par jour). Pour cela, vous...

Les économies de stockage à travers une architecture unifiée


Beaucoup d’organisations ont fait le choix du stockage « unifié » à travers les systèmes Multiprotocol storage systems (MPS). Avec la croissance exponentielle du nombre de d…

Virtualisation : bénéfices, défis et solutions


Alors qu’il existe différentes voies en matière de virtualisation ce document se concentre sur 3 approches : serveurs, postes de travail et appliances. L’un des motifs de cet…
livres blancs avec LesSourcesIT.fr
Recevez les newsletters du MagIT
L'essentiel IT : L'actu IT au quotidien
événements

TechDays 2012 : développeurs et projets en avant

1 2 3 4 5   
Click Here