Dépenses IT : la prudence prime avec des prévisions d'investissements en infrastructure maintenues

Conjoncture oblige, en France, une entreprise sur cinq estime devoir réduire ses dépenses IT. Mais 60% des entreprises prévoient de maintenir le niveau de leurs investissements. En mettant cependant la priorité sur le maintien en condition des infrastructures et les investissements applicatifs.

Selon une étude de NetMediaEurope commandée par Aastra, parmi les sociétés de taille moyenne (100-500 salariés), un quart des entreprises pensent augmenter en 2012 leur budget infrastructure, quand 20% pensent le diminuer. Pour les entreprises de plus de 500 salariés, c'est plutôt le statu-quo, avec autant d'entreprises qui pensent augmenter leur budget infrastructure (22%) que celles qui prévoient de le réduire.

Les applications ont la priorité dans ces plus grandes structures : 23% vont augmenter le budget application, 17% pensent le baisser.

Au total, toutes tailles confondues, six entreprises sur dix envisagent de maintenir leur budget IT au niveau de celui de 2011. Les structures de plus de 500 salariés se montrent plus réservées, voire pessimistes, avec 22% qui pensent réduire leurs dépenses contre 17% qui estiment pouvoir encore les augmenter

Les cordons de la bourse IT vont probablement se serrer du côté de la téléphonie et des services. Mais le budget innovation est plutôt préservé avec une large majorité des entreprises qui s'oriente vers un maintien de cette ligne budgétaire (68% parmi les entreprises de moins de 500 salariés, 59% parmi les plus grandes).

Tout espoir est permis pour les segments « client léger », « hyperviseur » et téléphonie IP, ainsi que le collaboratif. Une déclinaison de technologies pour lesquelles les entreprises sont plus nombreuses à prévoir une augmentation des dépenses. Sont également concernés les outils de sauvegarde et d'archivage, la sécurité des données, l'ERP. La contraction des investissements prévue sur le volet des services IT préserve cependant les développements et l'intégration de systèmes. Et sur le volet téléphonie, sont privilégiées les dépenses autour des smartphones, notamment dans les grandes entreprises et le secteur public.

Conclusion de l'étude: « si la conjoncture venait à se dégrader, un léger recul de la dépense IT en France serait possible, d'autant que les grandes entreprises sont plus pessimistes que celles de plus petite taille ». Ce qui converge en quelque sorte avec l'analyse d'IDC qui estime ne pas devoir prévoir de récession sur le marché IT en France en 2012, mais au contraire une légère progression de 0,7%. Si la conjoncture le permet !

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